La maltraitance

Je profite d’être bloquée chez moi par une vilaine crève pour mettre à jour mon blog. Il y a une petite semaine, nous avons eu un retour en cours. Le vendredi une intervenante, Irène Vasseur, clinicienne, est venue partager avec nous son savoir concernant la maltraitance. Sujet lourd, difficile mais auquel nous ferons certainement face à un moment de notre carrière. Même pour celles/ceux qui souhaitent travailler en crèches, halte-garderie et consœurs… Par ce post je souhaite partager avec vous ce qui en est ressorti, en étant, je l’espère, au plus proche de ses dires. 

« Le parent maltraitant se vit comme un enfant décevant. » 

Commençons par nous débarrasser de nos préjugés, car les cas de maltraitance ne se trouvent pas que dans les milieux défavorisés. La maltraitance dans Echanges et fourre-tout actupls_24_02_maltrai_medElle a souvent lieu sur les enfants de -3 ans, enfants qui ne parlent pas encore, qui a du mal à se faire comprendre. Les signes cliniques sont : un enfant dans le retrait, dans la crainte. Il connait des troubles du sommeil, sphinctériens. Il peu avoir des tics. Se sont des enfants sur la défensive donc peuvent être très agités. 

En tant que professionnels, il faut pouvoir se demander ce qu’on ressent face à ce genre de cas, ce qui se passe en nous. Sachant que l’enfant cherchera toujours à protéger son parent, à nous d’être vigilant, observateur. Idem au niveau des parents. Il n’y a pas de profil type du parent maltraitant.

2 profils se dessinent :

- des conditions familiales compliquées comme un père mort ou absent, une mère épuisée. Les parents peuvent avoir du mal à gérer leurs pulsions et voient l’enfant comme le persécuteur, car ils ne savent pas répondre à ses besoins. L’enfant fait exprès de souiller sa couche, il fait exprès d’avoir faim à des heures décalées etc…C’est ce qu’on appelle « l’anafectivité ». Le parent ne s’identifie aucunement à l’enfant et ne ressentent aucune culpabilité envers lui. 

- des personnes qui ont connu des carences affectives importantes enfant ou une éducation rigide qui ne leur a pas permis de créer de « pare excitation ». Ils ont pu connaitre une éducation basée sur la propreté, l’ordre sans qu’on ait à parler de névrose obsetionnelle; besoin de contrôler leur environnement dont l’enfant fait parti. Les psychopathologies peuvent être : un retard psychomoteur, une inhibition. Si l’enfant reste dans sa famille, on peut se rendre compte de son aspect négligé, des échimoses, une certaine instabilité. Il cherchera avant tout la présence de l’adulte. En grandissant, il peut avoir peur de l’abandon, devenir dépressif et avoir une composante masochiste. Selon Anna Freud, l’agressé peut devenir agresseur afin de devenir actif, de ne plus subir.

3 types d’identifications, toujours selon A. Freud :

- l’identification à l’agresseur : l’enfant agresse à son tour pour être actif.

- l’identification à l’agression : l’enfant va jouer l’agresseur pour comprendre l’acte.

- l’identification de puissance : l’enfant s’identifie aux objets d’agression pour prendre le pouvoir.  Cette dimension permet la vengeance. C’est celle que connait les parents maltraitants : il voit dans leur petit, l’enfant décevant qu’ils ont été pour leur propre parents. Vous verrez certains enfants agressés par crainte de l’être lui même. C’est un système de défense dû au manquement d’instance du surmoi qui se créer, selon Freud lors du complexe d’Oedipe (contre dit par M. Klein).

  • Le phénomène de projection 
Au moment de l’identification à l’agresseur, le sujet a intégré l’interdit sans entrer dans l’auto-critique. C’est un interdit non constructif. Le surmoi est donc une instance de l’interdit et non de protection. Le travail d’auto critique est le travail d’auto perception de son agression. L’adulte projette sur l’enfant sa propre agressivité, au lieu de se contenir et de s’identifier à ce dernier. Il ne perçoit pas l’enfant en détresse. Il leur renvoi d’être de mauvais parents; il devient coupable de son impuissance. 
A nous, professionnels, de comprendre ses situations difficiles, de trouver un outil de communication pour atteindre ses parents et enfants en détresse. C’est aussi ce genre de situations, qui une fois rétablit, font qu’on fait un beau métier pour lequel je ne regrette aucunement mon choix de formation. 
7 décembre, 2012 à 11:13


3 Commentaires pour “La maltraitance”


  1. trublion écrit:

    du grand n’importe ! ce jugement partial sur les parents ne justifie pas la séparation ! les réelles maltraitances vous ne savez pas les gérer , on a vu avec l’affaire Marina , l’affaire Enzo ; l’affaire Bastien ! vous êtes lamentables . j’aimerais pas être un enfant avec un EJE comme vous . inacceptable . et Anna Freud c’est vraiment pas une référence .

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  2. SOS Parents Abusés écrit:

    Mlle ou madame la future éducatrice, vous abordez un sujet que vous êtes loin de maîtriser, car vous n’avez aucune expérience en la chose, a part ce que vos formateurs vous ont mis dans la tête et se n’est pas une référence.

    Il faut savoir avant toute chose que la maltraitance à enfant dans leur famille biologique ne représente que 17% des 150 000 enfants arrachés à leur cocon familiale, que l’inspecteur de L’IGAS Pierre Naves a reconnu depuis 2007 (et cela n’a toujours pas changer) que plus de la moitié des enfants placés n’aurait pas du l’être, que de nombreuses associations se bâtent aux cotés des familles car il y a trop de placements abusifs.
    L’ADUA, AVPE, ARVA, Le CEDIF et bien d’autre ont d’ailleurs tirer la sonnette d’alarme en Octobre dernier lors d’une conférence de presse, sur les graves dysfonctionnement de la protection de l’enfance, qui ne protège plus rien de nos jour, mais massacre des familles.

    Bien à vous.

    Vice président SOS Parents Abusés

    Manifeste pour une restauration de la protection de l’enfance et du respect des droits de l’enfant:
    http://www.protection-enfance.org/MANIFESTE-POUR_UNE_RESTAURATION_DE_LA_PROTECTION_DE_L_ENFANCE.php

    Pétition:
    http://www.votrepetition.com/adua/

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  3. peripetiesdunefutureeje écrit:

    Je ne prône aucunement le placement. J’essaie de comprendre le pourquoi du comment du parent maltraitant et les retombées sur l’enfant maltraité. Je suis en étude pour comprendre, apprendre, avancer, me faire mes propres opinions qui ne collent pas forcément à ce qu’on nous inculque en formation. Les placements abusifs ne sont effectivement pas ce dont on nous parle, et tant mieux si mon post vous a fait régir, au moins je peux visiter votre site et en apprendre un peu plus.

    Merci
    C.

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