Déjà 1 an…

Eh oui déjà un an que je suis diplômée EJE et déjà un an qu’il ne se passe rien. Mon échec en septembre dernier a été ma seule expérience dans le monde de la petite enfance. Depuis c’est le néant. J’ai continué mes recherches en envoyant des CV dés janvier, après obtention de mon permis. J’ai eu quelques entretiens de ci de là mais rien de concluant. Entre les mi-temps où on me demandait de faire « beaucoup de bénévolat », les structures où on me disait clairement qu’il ne fallait pas faire de vagues et travailler mon copinage avec l’équipe, celles où il ne fallait pas espérer faire quoique se soit car l’équipe avait 10 ans, les entretiens type guestapo à deux voir à cinq, les smic avec 2h de trajet par jour…je désespérais.

 

anniv

Heureusement qu’à côté j’ai mon boulot d’hôtesse de caisse qui me permet de rester active, de voir du monde et de gagner un peu de sous. Ennuyeux au possible, mortel pour l’esprit et la réflexion et ennemi du corps qui s’empatte doucement mais surement. Mais mes efforts ont fini par aboutir et après un entretien intéressant, j’ai enfin eu envie d’un poste. Et eux aussi ont eu envie de travailler avec moi. C’est donc avec grand plaisir que j’ai accueillis leur proposition de poste dans un RAM itinérant. Je commence  dès septembre avec un mois de mise à l’eau : présentation des élus, tournée dans les communes, présentation à d’autres EJE, réflexion autour de projets etc…

Ce qui m’a plut dans ce poste c’est le mixte terrain/bureau, le travail avec les Ass. Mat, les enfants et les mairies, la possibilité de travailler en réseau avec les autres professionnelles des RAM alentours. Parait il que le 45 est le département où les RAM recouvrent quasi 100% du territoire. Les professionnelles se retrouvent régulièrement pour des analyses de la pratique et ça c’est absolument merveilleux. J’ai une parfaite autonomie en ce qui concerne les ateliers, et les portes ouvertes du samedi matin (une fois par mois). Idéal pour faire intervenir des professionnels extérieurs. D’ailleurs je commence dès le 19 septembre par un petit déjeuner de présentation qui servira à prévenir que le RAM ré-ouvre ses portes et me présenter par la même occasion. Je vais travailler seule par contre, mais au moins je me dis que je n’aurai pas à faire aux comportements puériles des collègues à longueur de journée.

Je me plaignais beaucoup de ma situation de « caissière » frustrée dans un cdd sans fin. Les horaires 9h/19h, travailler le samedi, le salaire beaucoup trop bas, le travail médiocre, la redondance de la tâche… Et voilà qu’il a tout juste une semaine, je reçois un mail d’une petite camarade de GAP. Elle a envoyé un message à toutes les filles de notre ancien GAP pour nous demander ce qu’on devenait. Les premières qui ont répondu étaient épanouis au possible dans leur travail, une autre se projeter dans un complément de formation en psycha… oups tout le monde semblait être heureux comme tout…. sauf moi toujours coincée dans mon magasin de bricolage. Puis les autres ont continué d’envoyer leur réponse et me suis rendue compte que pour la moitié cette première année n’avait pas été des plus roses. De grosses remises en question, des changements de voix, des doutes, de grosses difficultés… Étrangement c’est en crèche que mes petites collègues galèrent le plus. En lisant leur malheur je me suis dis que je n’étais peut-être pas si mal lotis d’avoir coupé court à ma première expérience qui allait droit dans le mur.

J’ai hâte de commencer mon nouveau poste, même si j’appréhende tout autant. J’ai eu deux demi journée de passation pour visiter les locaux et pour qu’on me présente le contrat de travail et les calculs. C’est très peu mais déjà ça. J’ai pris sur mon temps perso pour ça et ne le regrette pas. Je commencerai en septembre plus confiante. Je suis ravie de revenir sur ce blog mettre à plat ma seconde passion : le métier d’eje !

See U !!

24 juillet, 2015 à 9:28


2 Commentaires pour “Déjà 1 an…”


  1. Manon écrit:

    Bonjour ! Tout d’abord j’aimerais te dire que ton blog est très sympathique et très motivant. J’entre en formation d’EJE en septembre , et je dois commencer mon stage DF2 le 14 octobre. Depuis que j’ai eu le papier avec les dates de stage (un mois) je cherche un lieu de stage partout mais rien n’y fait, je ne trouve rien et j’ai ma mère sur le dos qui me fout plus de pression qu’il ne m’en faut. Est-ce que tu aurais des conseils à me donner pour trouver un stage? Je n’ai pas beaucoup d’expériences à écrire sur mon CV ça doit sûrement me pénaliser, mais je n’ai que 19 ans et je commence tout juste dans ce domain, après avoir passé le BAFA. Voilà voilà

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    • peripetiesduneeje écrit:

      Hello Manon ! Alors pour commencer ne te mets trop la pression par rapport à ce futur stage, tu en trouveras un soit en sûre. Tu en cherches un pendant les vacances donc c’est normal que tu n’es pas de retours. Les structures sont fermées, en effectif réduit, en regroupement ou en restructuration pour la plupart. Les parents ne nous facilitent pas toujours la tâche, mais dis toi qu’au moins ta mère s’intéresse à toi et à ton parcours. Une fois la rentrée passée n’écoute pas toutes celles qui ont déjà des stages en poche, des expériences dans le domaine ou tout autre speech qui te donnera l’impression d’être à la masse. Cette formation t’est propre.

      Même si tu as peu d’expériences, tu peux rendre ton CV riche. Tu as passé le BAFA alors n’hésites pas à notifier les différentes formations que tu as pu avoir pendant cette expérience. Ça n’est pas bien grave si tu n’as pas encore eu le temps de pratiquer en tant que monitrice. Pense à jouer sur la mise en page aussi notamment avec les marges, sans tout espacer de manière abusive.
      Précise ce qui t’intéresse dans la vie de tous les jours sans rentrer dans le classique (ex: lecture, cinéma et sortie entre amis). N’invente rien pour éviter qu’on ne te pose des questions auxquelles tu ne saurais répondre lors de l’entretien.

      Pour ma recherche de stages, j’ai passé beaucoup de coups de téléphone car c’est ce qu’il y a de plus efficace pour savoir qui prend ou non des stagiaires, avoir le nom de la personne qui s’occupe des recrutements, et surtout poser quelques questions. Il est important que toi aussi tu ais envie de faire ton stage dans la structure qui veut t’accueillir. N’hésite pas à te déplacer pour déposer ton CV et ta lettre de motivation en main propre si tu sens que la personne est intéressée. Si tu envoies des courriers n’oublie pas de relancer par téléphone. Les structures reçoivent beaucoup de candidatures papiers, alors à toi de te démarquer et de te montrer.

      Si tu vises un stage dans un lieu spécifique notamment pour le stage long, même si il n’est que dans un an ou deux, n’hésite pas à lancer les recherches dès que possible. Les structures sont prises d’assaut.

      C’est un peu casse pied la partie recherche de stages tu verras et ça prend pas mal de temps. Mais elle te permettra d’acquérir de la confiance en toi du fait d’appeler, d’aller de l’avant, de te déplacer et de te présenter. N’hésite pas à te faire un tableau récapitulatif des structures appelées, des noms retenus et leur fonction. Ça te fera une base de données qui pourra être utile pour la recherche des autres stages.

      J’espère avoir pu t’éclairer un peu. Dans tous les cas, les formateurs ne te laisseront pas sans stages. Dans les écoles il y a toujours des bases de données des structures environnantes. N’hésite pas à y jeter un oeil, il y a parfois des lieux d’accueil auxquels on ne penserait pas.

      Bonne rentrée à toi ! Tu verras cette formation est autant enrichissante que passionnante.
      C.

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