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Motricité de débrouille

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Petit post rapide avant de partir vers d’autres projet. Il y a quelques semaines, je vous parlais de la motricité. Comme promis je reviens vers vous pour vous parler de mon atelier motricité made home. Quand je suis au DOJO, j’ai très peu de matériel à disposition. Je fais donc avec les moyens du bord.

 

 déc 15 - Corbeilles (2)

Pour les plus petits, je prévois toujours un tapis pour que ça soit plus confortable pour eux. C’est surtout que le sol est froid dans cette salle non chauffée. Je leur amène de quoi agripper, de quoi se motiver à se retourner ou à ramper. J’adore les voir travailler leur quatre pattes et le sourire rayonnant qu’ils affichent quand ils arrivent à leur but. 

!! Attention !! Quand vous placez un objet « leitmotiv », laissez bébé l’attraper et profiter pleinement de sa victoire. Ne reculez pas l’objet convoité au moment que bébé l’atteint, en pensant continuer de le faire avancer. A part le décourager, je ne vois pas d’autres résultats. 

 

  déc 15 - Corbeilles (5) 

 déc 15 - Corbeilles (6)   déc 15 - Corbeilles (7)

Ce petit garçon vient à chaque atelier du jeudi et à chaque atelier de motricité organisé 1 semaine sur 2 dans la commune de son assistante maternelle. En ce moment son grand truc c’est les mathématiques. Il transvase tout ce qu’il peut, il empile les chaises, les désempile, ouvre et ferme les portes un nombre de fois incalculable, rentre et sort des placards. Il adore. Du coup je lui ai amené une caisse pleine de bouchons en plastiques et du matériel pour transvaser comme il souhaite. Le plus rigolo évidemment a été de renverser la totalité de la boite parterre. Ne vous fâchez pas, invitez-le à remettre les bouchons dans la caisse. Avec son ass mat, on l’a aidé évidemment, pour rendre le jeu plus sympa : on donne, on reçoit, on remplit, on vide… Quand il en a mit dans le tube de rouleau de papier, oups, ça tombe. 

Après il a remplit une coupelle et a amené les bouchons plus loin où il a tous fait tomber. C’est drôle ça fait du bruit, ça roule, ça saute et après il faut tous les ramasser. 

Dans cette activité, l’enfant se penche, s’assoit, se lève, se déplace, s’appuie à la caisse, soulève la pelle, retourne la caisse. Mais aussi, il suit des yeux sa main qui va de la coupelle à la caisse, utilise une main après l’autre, les deux en même temps etc…  et il se concentre. La motricité n’est pas que sauter, courir, ramper. Rappelons que  l’enfant apprend dans le mouvement.

Le bouchon ne salit pas et est facilement rangeable/nettoyable, donc quand l’espace le permet, l’enfant peut se déplacer comme bon le semble. Plus simple qu’avec la semoule ou l’eau où généralement on cloisonne l’enfant dans un espace restreint. 

Je me permets cette activité quand les enfants sont seuls ou en très petit nombre. Les bouchons sont vite jeté en l’air, dans les visages, mis à la bouche par les plus petits, donc cette activité nécessite la présence d’un adulte, à mon sens. 

 

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J’ai profité des meubles du DOJO pour créer un petit parcours, peu confortable je vous l’avoue. Avec les chaises il est possible de ramper à quatre pattes ou sur le ventre. Ils adorent. Passer par dessus peut, par contre, faire mal aux genoux. Les steps peuvent être bouger facilement par l’enfant s’il veut les faire glisser devant lui. Ils glissent facilement sur le sol. Le banc permet, si l’enfant n’est pas trop rassuré, de se tenir d’une main. Ce qu’à fait T. Il a fait énormément d’aller-retours sur ce banc, sans compter les montées et descentes. 

La première photo était ma disposition. La seconde est la disposition modifiée quand T. a exploré le parcours. Les chaises sur lesquelles il voulait monter lui faisait mal aux genoux, du coup je les ai enlevé. Il rampé sous les deux restantes, et a retiré le step qui devait le gêner dans sa progression. 

déc 15 - Corbeilles (4) 

J’ai récupéré les ballons du judo pour la matinée. Ils sont un peu lourds, mais les enfants veulent toujours les porter. Je leur interdit de les lancer parce que pour le coup elles peuvent faire très mal si elles atterrissent sur un pied ou un visage. Du coup je leur propose de les faire rouler avec les mains, d’avancer comme ça, ou juste de les envoyer en les faisant rouler. Evidemment cette version ci les amuse beaucoup moins, et les laisse rapidement de côté. 

Sinon j’ai toujours avec moi, le vélo, la draisienne, le tunnel, le chariot, la voiturette et le cheval à bascule. Je les promène avec moi.

Voilà, je ne sais pas si ça a pu vous aider dans la conception de votre atelier motricité. En tout cas, sachez que tout peut servir d’éléments de motricité. Si vous vous ne voyez pas comment exploiter tel ou tel élément, mettez le à dispo et les enfants vous donneront la réponse. 

 
See U !!

Activité de Noël en toute simplicité

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N’étant pas friande des activités à thème et encore moins de celles nécessitant une préparation titanesque, je fais toujours dans la simplicité. Ça n’est pas une histoire de fainéantise, enfin je ne pense pas, mais disons que pour moi, le principal c’est le faire, pas le rendu. Par mes activités je me rapproche de la période dans laquelle nous nous trouvons comme par exemple cette assiette de Noël ou les biscuits de Noël à la cannelle prévu pour la semaine prochaine. Mais je ne vais aucunement faire du découpage de Père-Noël, de rennes, de bottes etc… et me creuser la tête pour en mettre plein la vue. 

Pour cette entrée dans Noël, que j’adore particulièrement, j’ai voulu travailler/faire découvrir deux matières complètement différentes : le coton et les branchages de sapin. L’un tout doux, l’autre piquant. Et là encore, surprise ; tous les sapins ne piquent pas. 

  • Matériel 

- Des branchages de sapin,

- Des assiettes en carton blanches ou de couleur,

- Pinceaux, colle, récipient,

- Du coton en vrac,

- Des gommettes étoiles à paillettes volumineuses. 

  • En pratique

Je dispose le matériel sur la table et cite chacun des éléments. Je montre aux enfants les différents types de branchages et leur fait toucher s’ils le souhaitent.

Je leur verse la colle dans le récipient et fait une petit démo dans ma propre assiette. Je propose évidemment aux ass mat d’en faire une si elles veulent. De nous voir faire, peut donner envie aux enfants qui parfois appréhendent l’activité pour diverses raisons.

Vous pouvez proposer d’autres supports bien évidemment : carton, feuilles épaisses, pots en plastique etc…. 

Il est possible de préparer quelques supports avec du scotch double face pour les plus petits. De là vous pouvez multiplier les supports possibles comme dit plus haut.

  • L’intérêt pour les enfants 

Ils découvrent que les sapins ne sont pas tous pareil. Au niveau du toucher, ils peuvent différencier le doux du piquant en une fois en prenant chacun des éléments dans les mains opposés. 

Ils travaillent leur motricité fine: tenir le pinceau et parfois le récipient, porter le pinceau du récipient à l’assiette, en collant les éléments, en décollant le film des gommettes et en les collants sur l’assiette.

Ils se rendent compte qu’une fois le coton collé, quand on l’enlève ça fait des bouloches et des fils de coton. Quand ils tirent dessus, ça colle aux doigts, ça fait des boulettes aussi parfois. Mais étrangement, avec le sapin, non. 

J’ai pu remarquer Le. qui s’appliquer très bien à décoller les films des gommettes et c’est amusé à les coller tout autour de l’assiette, côte à côte. Il y a encore peu de temps, elle les  empilées les unes sur les autres. Va., a lui aussi beaucoup aimé les gommettes et c’est appliqué à apprendre à retirer les films. Il a comprit qu’il devait tenir la gommette d’une main pour retirer le film de l’autre, puis retourner la gommette pour la coller sur l’assiette. Parfois c’était difficile, donc l’adulte lui décollait légèrement un coin d’étoile. Donc beaucoup de « je donne/tu rends ». Beaucoup de ‘erci, de sourires, d’exclamations. 

  • L’intérêt pour les adultes

Les adultes peuvent eux aussi faire leur assiettes de Noël. Une ass mat a ajouté de petites pommes de pin et a fait une tête de bonhomme. Une autre a été inspiré et à pensé à faire un Père-Noël dans la continuité. 

L’adulte occupé à faire sa propre assiette, laisse faire l’enfant tout en lui montrant indirectement comment faire. L’enfant qui ne veut pas faire, peut rester à observer, toucher les branchages ou partir jouer plus loin.

La preuve en images :

  Décembre 2015 (4)       Décembre 2015 (3)

 N’hésitez pas à proposer différents branchages. 

 

Décembre 2015 (5)          

Chaque enfant fait comme bon lui semble; certains ne mettent que les gommettes, d’autres uniquement le coton… 

 

Décembre 2015 (1) 

L’assiette présentée est le fruit de mon travail. Les enfants étaient partis quand j’ai pensé à faire une photo du résultat final. 

 

Sous vos applaudissements…

See U !!

Patouille culinaire

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Cette semaine j’ai proposé aux enfants du RAM de faire de la patouille. Cette fois-ci j’ai piqué une recette sur internet sur le site de L’esprit vient en jouant, que j’adore. Cette pâte à patouille est faite à base de produit alimentaire donc n’est pas nocif pour l’enfant. Pour ce qui est du colorant, je ne trouve pas ça génial, je suis contre tous les produits industriels mais les enfants n’avalent pas le tube, juste ce qui traîne sur la main, donc il n’y a aucun danger. Sur la tablée du jour,  1 enfant sur 7 a mit la main à la bouche. Pour ce qui est de jouer avec la nourriture, je n’ai aucune culpabilité sachant que pour moi le colorant n’est pas un aliment et la fécule de pomme de terre n’est pas comestible seule. Enfin bon, je trouve de travailler ces aliments moins questionnant que la semoule, le riz, les lentilles etc… qui eux, servent à une nourriture quotidienne.

La préparation est simple, rapide et tout à fait faisable avec les enfants. Je préfère que l’activité se fasse de  A à Z avec eux, de cette manière ils peuvent participer et surtout voir comment se font les choses.

Pour commenter ce post, je m’appuie principalement sur les enfants du groupe du jeudi. La plus jeune avait 16 mois et le plus âgé, 28 mois. Ils sont plus nombreux et sont souvent éparpillés, si je puis dire. Ils jettent tout parterre, se disputent et  tournent un peu en rond. Je les observe beaucoup pour connaitre les centres d’intérêt de chacun aujourd’hui et surtout pour les recentrer sur ce qu’ils font. Par exemple, H. a jeté toutes les grosses perles molles parterre ce matin, puis a prit un puzzle. J’ai repris avec elle et lui ai demandé de ramasser les perles qu’elle avait jeté et de les remettre sur la table. Sans broncher elle l’a fait, puis ensemble nous avons fait le puzzle. L’attitude de l’adulte joue beaucoup j’en suis consciente. J’y travaille aussi, tant bien que mal.

C’est très important de continuer l’observation même sortie de formation. T. qui est vu comme une tornade, a un besoin de travailler ses mathématiques. Il adore transvaser, empiler, ouvrir/fermer, tourner les pages du cahier de chansons encore et encore, … il se concentre énormément dans ces cas là. En lui proposant ce qui l’intéresse, il sait se concentrer et l’image de la tornade s’envole. Pas tout à fait encore, aux yeux de son ass mat, mais Rôme ne s’est pas construit en 1 jour.

Revenons-en à notre activité :

Le matériel (les dosages sont pour 1 enfant) :

- 55 gr de Maïzena

- 45 gr d’eau tiède

- une balance alimentaire

- une cuillère à soupe

- une cuillère à café

- trois conteneurs en plastique

- du colorant alimentaire

- une feuille épaisse noire

A faire :

Verser la maïzena (ou faites verser par l’enfant  l’aide de la cuillère à soupe) dans un des conteneur et présentez-le à l’enfant qui peut d’ors et déjà toucher l’aliment. C’est tout doux. Certains goûtent. Ce n’est pas grave, c’est juste pas très bon au goût. Leurs grimaces nous en disent long… Invitez-le à verser le tout dans un autre conteneur.

Verser l’eau tiède dans le 3ème conteneur et présentez-le à l’enfant qui pourra : mettre la main dedans, verser le liquide sur la maïzena soit d’un coup, soit à l’aide de la cuillère à café.

S’il le souhaite, quelques gouttes de colorant peuvent rendre plus intéressant l’activité. Le mélange des couleurs est parfois  surprenant.

Une fois que l’enfant s’est bien amusé avec cette patouille, vous pouvez lui présenter une feuille pour qu’il puisse étaler comme il le souhaite, cette mixture étrange qui varie entre le liquide et le solide. Je propose une feuille noire car les couleurs ressortent beaucoup plus que sur une feuille blanche.

Ce qu’a permis cette activité :

- pour les enfants

A ce que j’ai pu voir, certains ont transformé cette activité en transvasement, faisant couler le tout d’un pot à un autre. D’autres ont tout versé sur la feuille pour étaler avec les mains. L. lui a préféré étaler avec la cuillère, par petites touches de ci de là. S. lui, a préféré taper des deux mains dans le conteneur et éclabousser son ass mat. Fou rire assuré. Chacun y va de son invention, de son envie.

Cette mixture particulière leur permet de découvrir une texture poisseuse, ce qui développe leur sensation au niveau du touché.

Le fait d’être plusieurs enfants, leur a demandé à chacun, une grande patience quand j’ai pesé et distribué les matières premières. Attendre peut être difficile pour certains et cette fois ci, ça a permis de les centrer sur l’activité. De belles choses se font avec le temps. Les enfants de cette matinée étaient assez éparpillés en octobre et plus le temps avance et plus je les sens concentré sur ce qu’ils font. C’est super de voir ce genre de choses.

Les enfants peuvent se salir sans problème, la maïzena part facilement. Le colorant un peu moins, mais il reste facultatif.

Le mélange des couleurs est parfois source d’étonnement, les enfants touchent, font tourner le tout avec leur doigt ou la cuillère. Ils goûtent parfois. Et surtout, ils voient leurs mains se colorer. La couleur s’étale sur la feuille : ça fait des traits, des gouttes, des pâtés, ça coule parterre, sur la table. Et puis ça sèche très vite et quand ils grattent, ça fait de la poudre. C’est magique !

La réaction des enfants est complètement différente de l’un à l’autre. M. n’a pas du tout du tout voulu toucher à « ce truc », S. n’a pas hésité une seconde à plonger les deux mains, L. lui, a travaillé avec la cuillère et les mains avec beaucoup de patience et de méticulosité. Il serait bien resté encore un peu à patouiller si l’heure n’avait pas si vite tournait et T. s’en est désintéressé une fois que la patouille était étalée sur sa feuille : plus de transvasement possible = plus intéressant pour lui.

-pour les adultes

Cette activité se vit dans l’instantanéité. Effectivement, la maïzena craquelle sur la feuille. Impossible donc de ramener le souvenir à la maison. Les enfants vivent dans cette instantanéité et le côté productif ne sert que trop souvent à rassurer le parent qui pense que la productivité est signe de capacité chez l’enfant. J’y vais un peu fort sur les mots, je le sais bien. Ça permet aussi aux ass mat de lâcher prise par rapport aux demandes qu’ont les parents. Beaucoup leur demande des « preuves » matériel, du travail fournit par l’enfant.

Cette activité me permet aussi de montrer aux adultes que même si l’enfant salit l’espace, rien n’est dramatique. Tout se lave (surtout l’alimentaire) et le principal c’est de s’amuser.

Le côté un peu cracra de la patouille fait qu’aucun adulte ne touche. L’enfant fait donc comme il veut, sans qu’on lui prenne la main pour faire à sa place, sans que l’adulte n’intervienne physiquement dans son espace créatif. Et ça fait du bien.

Je conclurai ce post par quelques photo créatives…

Nov 15 patouille (1)     Nov 15 patouille (6)  Nov 15 patouille (4)    Nov 15 patouille (3)     Nov 15 patouille (5)

 

See U !!

Mercredi, c’est atelier motricité !

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Chaque mercredi je propose un atelier de motricité aux enfants du RAM. J’alterne sur 2 lieux d’accueil différents et l’un d’eux à l’avantage d’être un gymnase. Du coup j’ai énormément de matériel à disposition pour proposer diverses activités motrices. Le RAM a, lui aussi, du matériel comme des vélos, voitures, balles, dalles sensorielles etc…

Ces ateliers sont importants pour moi car ils me permettent de voir les enfants sauter, ramper, marcher, courir, grimper, s’explorer, se challenger, se tester …. en toute sécurité, à leur rythme, sans interdit, sans « attention », sans « nooooon », sans « tu vas te faire mal! », sans « doucement » et toutes ces expressions qu’on connait toute trop bien et qui aujourd’hui agressent mes oreilles. Je n’en veux plus dans mes ateliers. Je prône le « oui tu peux », « c’est très bien », « vas y je te regarde faire ».  L’enfant n’a pas encore eu le temps de faire quoi que ce soit que toutes ces phrases stressantes et non sécurisantes ont fait le tour dans la bouche de l’adulte. Lâchons prise, laissons les faire. Notre oeil vigilant et notre présence leur permettent de tester, de faire, d’oser.  

Je fais en sorte de sécuriser chaque atelier pour que si un enfant échappe à la vigilance d’un adulte, la chute éventuelle ne soit rien de plus que de se remettre sur pied. Il ne faut pas se leurrer, des « badaboum » il y en a. De plus ça permet que l’enfant ne soit pas en attente de l’adulte pour faire. 

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Pour ce parcours il s’agit de monter, descendre, sauter, marcher à 4 pattes ou debout et ramper.Il y a un jeu d’équilibriste au niveau du banc. Avec L. je me suis amusée à lui donner différente directive après qu’elle ait exploité le parcours debout, puis à 4 pattes. Je lui ai proposé de le faire en reculant. Elle a adoré. D’elle même, elle s’est mise à 4 pattes pour le faire, et s’est mise a ramper sous les mannequins. Elle courrait pour retourner au début du parcours. Une glissade du banc ne lui a pas donné envie de reprendre au début alors a démarré après celui-ci. J’ai modifié le parcours pour lui permettre de passer sous le V inversé. 

C. nous a vite rejoint et ensemble elles ont fait des glissades sur le « DIMA » rouge et bleu avant de sauter d’en haut « comme Spiderman » m’a dit L. 

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Ce parcours beaucoup plus petit était mis en place pour les tout-petit qui aime se laisser glisser sur la forme arrondit du boudin central. Ils peuvent monter, descendre, se faire glisser sur les fesses ou le ventre. Voir même bouger les différents modules. Ils adorent tout déménager, pousser, parfois porter quand c’est pas trop lourd pour eux.

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Pour les bébés qui travaillent au sol, il est important de penser aussi à les stimuler. C’est pourquoi je leur propose des balles de différentes tailles et couleurs. Ils peuvent essayer de les attraper, les porter, les mettre à la bouche, les reculer, les faire tomber,chercher à les récupérer etc … Des galettes sensorielles sont aussi misent à leur disposition pour qu’ils puissent avoir différents ressentis par rapport aux formes. Je propose aussi un tapis bien surélevé pour leur permettre d’avoir une vision qui porte au delà de ce qui pourrait boucher leur vue. Les assistantes maternelles,obligatoirement présentent, peuvent s’asseoir dessus ou sur le bord sans risque d’affaisser le pouf qui est très dur. 

En second plan vous pouvez voir la voiturette qui est l’idole de l’atelier. Les enfants, entrent et sortent de cette voiturette un nombre de fois incalculables. Ils ferment la porte, l’ouvre, remonte, referme, rouvre, ressorte, referme, rouvre…. c’est  sans fin et passionnant pour eux. Ils reculent avec les pieds plus facilement que d’avancer car leur bassin avance de trop.  Ils se poussent aussi et apprennent à ne pas foncer dans les murs. Ils ralentissent, tournent, courent, ralentissent de nouveau quand il y a un obstacle. Evidemment ça se travaille. Il faut leur expliquer qu’il ne faut pas rouler ici ou sur les objets placés au sol. Il faut qu’ils comprennent qu’il ne faut pas foncer droit dans le mur etc etc… Et ça marche et c’est fantastique de les voir évoluer si rapidement. 

Les balles quant à elles, sont lancées, mordillées, roulées au sol, tapées, poursuivis, transvasées, cachées, pincées…. elles en voient de toutes les couleurs.

 

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Et puis, évidemment, les éternels galets sur lesquelles les enfants peuvent marcher. Certains les lancent pour les faire se  retourner. S. lui cherche à les faire  tourner comme des toupies, souvent imité par T. Ils adorent les déplacer aussi, les remettre dans le sac, que je laisse à disposition. Ils mettent, retirent, remettent… Un grand moment. 

Evidemment les activités sont plus simple quand on a tout le matériel à disposition. Je n’ai pas tout ça dans l’autre lieu d’accueil. C’est pour ça qu’il faut avoir un peu d’imagination. La semaine prochaine, je vous montrerai ce que je fais avec les moyens du bord qui sont très très limités.

Si aujourd’hui je voulais vous parler de l’importance de la motricité chez les jeunes enfants, c’est surtout qu’hier j’ai assisté  à une conférence animée par Perinne Henry d’Aulnois, praticienne en éducation psycho-corporelle. Même si son intervention était très/trop courte par rapport au sujet, elle a su me mettre l’eau à la bouche et me pousser à l’achat de quelques livres qu’elle nous a chaudement conseillé. Aujourd’hui je ne vous donnerai pas les titres, j’attends de les lire et les comprendre avant de vous les conseiller. Elle a su nous expliquer simplement, comment laisser l’enfant évoluer seul est primordial pour son bon développement physique, psychique et émotionnel. On ne s’imagine pas le mal qu’on peut faire à  ces tout-petits en leur faisant griller des étapes, en ne leur permettant pas d’exploiter au mieux leur corps. Chaque étape de progression est une auto-satisfaction pour eux, un apprentissage supplémentaire pour aller vers un nouveau. Ne voulant pas parler pour elle, car je débute dans le sujet si je puis dire, je vous invite à faire un saut sur Tous en mouvement

Mon travail en RAM est d’accompagner les assistantes maternelles dans leur travail à elle, les aiguiller dans leur façon de faire quand il y a besoin. J’en vois beaucoup qui pose l’enfant assis alors que lui même n’en est pas là. Elles calent l’enfant entre leurs jambes croisées ou sur la jambe. A ce niveau elle maintienne la plus part du temps l’enfant qui alors n’a aucune possibilité de mouvement, d’exploration. J’en ai vu une autre, poser l’enfant en position assis et quand le petit chavire et enfin commence à pouvoir se tourner, à battre des pieds, à lever les bras…hop l’ass mat le remet assis et comme pour s’excuser m’a dit  : « j’arrête pas de le mettre assis, mais il  ne tient pas ». Si j’ai voulu participer à la conférence de Perinne, c’était dans un soucis d’accompagnement de ces professionnelles qui ne semblent pas se rendre compte que l’enfant a besoin de s’explorer pour ensuite explorer le monde qui l’entoure. L’important est de pouvoir s’appuyer sur des vérités qui donnent plus de force à mes remarques. Effectivement, dire pour dire juste parce que c’est ce qu’on nous répète en formation, ça n’a absolument aucun intérêt.

C’est pourquoi il est nécessaire de continuer à s’informer, se former et remettre en question nos pratiques même une fois lancer dans la profession. On est légitime du fait d’être diplômée, mais nous sommes loin de maîtriser quelconque sujet.C’est ce qui me motive dans le métier d’EJE.

See U !!

 

Les ateliers-jeux

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Les vacances déjà !! Je ne me plains pas de ce confort, mais c’est assez étrange de se retrouver en congés avant de ressentir le besoin de repos.

Depuis un mois j’organise les ateliers-jeux tous les matins, dans des communes différentes. Les choses se mettent doucement en place. Après quelques essais, et selon le nombre d’enfants, leur humeur, je les organise comme suit :

J’arrive le matin à 9h, et je déballe les armoires. J’installe le coin cocooning et place quelques livres à disposition des enfants. La cuisine où j’improvise toujours une table pour placer la dînette, permet parfois de couper la pièce. Le coin garage et son grand tapis gris décoré de routes et panneaux de signalisation rend la pièce plus chaleureuse aussi. D’autres jeux d’imitation sont à dispo, des puzzles aussi, des balles, des chariots.

L’accueil se fait de 9h30 à 10h. Même si certains arrivent plus tard, ça n’est pas grave. Je préfère ça, à l’idée que les enfants soient réveillé pour venir au RAM. En attendant que tout le monde arrive, je propose une boisson chaude aux adultes, pendant que les enfants jouent. Je mets toujours de la musique pour rendre le lieu plus accueillant.

Vient ensuite le temps de lire quelques histoires. J’éteins la musique et, assis sur des tapis et de gros oreillers moelleux, jusque 10h15, nous lisons des livres. Les enfants et ass mat peuvent amener leur propre livre pour les partager. Puis, je propose aux enfants l’activité manuelle et tous ensemble, enfants et adultes, nous rangeons les jouets et installons le tout.

Vers 11h, les enfants ont généralement terminés, ceux qui ne sont pas à jouer, sont au lavage des mains si besoin. Nous rangeons le plus gros et encore une fois nous nous retrouvons dans le coin cocooning pour chanter à tu-tête. On frappe dans les mains, sur les cuisses, sur la tête, on saute, on imite.

Vient ensuite le temps des départs : il faut rhabiller les enfants, les chausser et se dire au revoir.

Les matinées passent relativement vite. Je varie les activités chaque semaine, mais la difficulté est que certains enfants reviennent plusieurs fois. Je dois donc proposer une même activité avec des variantes pour ces enfants. Sans se mentir, c’est aussi pour faire en sorte que les ass mat reviennent avec plaisir aux ateliers. Sans leur motivation à se déplacer, les enfants ne peuvent bénéficier des ateliers-jeux.

Cette année, les semaines sont entrecoupées d’atelier motricité. Pour le moment je fais simple, mais j’aimerai par la suite y intégrer de la danse puis de la relaxation. En plus de ça, une intervenante du conservatoire de Montargis, partage sa passion du son avec nous une fois par mois. L’ancienne animatrice a fait en sorte d’acheter des instruments de musique atypique qui permettent une exploration du son et du mouvement. C’est juste superbe.

De mon côté, j’ai pour le moment proposé de la fabrication de patouille et peinture avec les mains. Un vrai régal pour certains enfants, une découverte timide pour d’autres.

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J’ai aussi proposé du transvasement avec semoule, boules en celluloses, bouchons en plastiques, lentilles et pompons brillants. J’ai voulu leur proposer différentes matières, différents volumes, différentes sensations, différents sons. Si certains ont testé un peu tout, d’autres ont adoré les boules en celluloses par exemple et n’ont pas voulu testé d’autres matières.

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Et puis il y a eut aussi du sable magique, pour les plus grands. Pendant les vacances scolaires, les ass mat viennent avec des périscolaires (+3 ans) et il faut pouvoir leur proposer des choses intéressantes pour eux : gomettes, dessins à thèmes (nous avons dessiner la chanson « Dans la forêt, un grand cerf, regardait par la fenêtre, un lapin venir à lui… »  

 

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Je suis ravie de pouvoir observer les enfants dans leur découverte, de les voir manipuler ce que nous leur proposons et surtout de les voir évoluer dans ces espaces dans lesquels ils étaient parfois peu à l’aise. Ils quittent doucement les bras rassurants de leur ass mat pour jouer pleinement.

See U !!

1 mois déjà

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Les jours passent à une vitesse inimaginable. J’ai trouvé mes premiers repères, mon rythme de travail et surtout, j’ai rencontré pas mal de monde qui sait m’accompagner dans ma prise de poste.

Beaucoup de choses se sont passées durant ce premier mois et mes objectifs s’en vont en grandissant. J’ai pu rencontrer mes collègues lors d’une après-midi dédiée aux analyses de la pratique. Nous sommes une dizaine avec des formations, des parcours et des âges bien différents, mais notre point commun est que toute, nous aimons notre job. Nous nous reverrons en petit comité d’ici 15 jours pour une réunion de sous-réseau. Car en plus de tout ça,nous nous rencontrons toute ensemble lors des réunions départementales organisées par la CAF.

Je n’hésite pas harceler les collègues qui me répondent ou m’accueillent avec plaisir pour m’apprendre certaines choses, échanger, se questionner. J’aime cette dynamique de travail. Je ne suis pas cloisonnée dans un bureau, ni piégée entre 4 murs et du bruit toute la journée. Je mène mes projets, je réfléchis à de multiples idées et roule. Ma hiérarchie me laisse un champs d’action relativement libre, et nous nous voyons une fois par semaine. Elle m’accompagne dans mon concours de titularisation, et m’inscris à des formations pour m’aider dans ce travail qui s’apprend sur le terrain.

Donc je suis loin d’être esseulée dans mon travail.

Les questions pleuvent, les réponses ne sont pas encore dans ma tête mais elles ne sont pas loin. Beaucoup de sites internet me servent de support, mais pas n’importe lesquels. Les officiels. Par ces petites connaissances naissantes, je renseigne les assistantes maternelles et les parents. C’est complexe, intéressant, stimulant. J’aime mon nouveau travail. J’espère pouvoir amener ce RAM loin, même si je réalise que je tiens des propos de jeunes diplômées, fraîchement embauchée.

See U !!

Première semaine

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Une semaine déjà que j’ai intégré mon nouveau poste en tant qu’animatrice de RAM. Je trouve mes repères naturellement malgré le fait que je ne sois ni habituée à travailler seule, ni à rester en bureau. Mes premiers jours ont été d’un grand stress pour moi, comme à chaque fois que je me retrouve dans un changement de situation. Pourtant ça n’était pas justifié étant donné que mon arrivée a été réfléchit en amont.

Je n’assure pour le moment aucun atelier, mais la permanence du RAM a reprit dès mon premier jour. Je ne connais pas grand chose pour le moment mais à chaque appel de parents ou d’ass mat, je note un maximum d’info et leur coordonnées pour prendre le temps de chercher l’information. J’essaie de les rappeler le jour même, voir le lendemain au plus tard. Pour m’épauler dans ma prise de fonction, la PMI et le réseau RAM est plus qu’important. Une question, un doute, une situation délicate, un renseignement ?? Le réseau est là. En peu de temps j’ai  pris quelques contacts de ci de là, et des rencontres se mettent en place, des réunions sont proposées. Notamment des analyses de la pratique. Je suis ravie que ce type de réunion soit mis en place et en petit groupe de 10. C’est ce que j’aimais en formation. Le fait de pouvoir faire le point, se questionner, questionner l’autre… la réflexion permet d’avancer dans sa pratique et sa vision des choses.

Depuis une semaine, j’ai eu le temps de mettre le nez dans la convention collective qui est un sacré pavé, mettre de l’ordre dans les documents et réfléchir aux activités futures. Les choses prennent forme et je me sens dans mon élément. J’espère que le mois de septembre continuera de confirmer mon ressentis.

Tout s’apprend, il s’agit seulement de volonté.

See U !!

Déjà 1 an…

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Eh oui déjà un an que je suis diplômée EJE et déjà un an qu’il ne se passe rien. Mon échec en septembre dernier a été ma seule expérience dans le monde de la petite enfance. Depuis c’est le néant. J’ai continué mes recherches en envoyant des CV dés janvier, après obtention de mon permis. J’ai eu quelques entretiens de ci de là mais rien de concluant. Entre les mi-temps où on me demandait de faire « beaucoup de bénévolat », les structures où on me disait clairement qu’il ne fallait pas faire de vagues et travailler mon copinage avec l’équipe, celles où il ne fallait pas espérer faire quoique se soit car l’équipe avait 10 ans, les entretiens type guestapo à deux voir à cinq, les smic avec 2h de trajet par jour…je désespérais.

 

anniv

Heureusement qu’à côté j’ai mon boulot d’hôtesse de caisse qui me permet de rester active, de voir du monde et de gagner un peu de sous. Ennuyeux au possible, mortel pour l’esprit et la réflexion et ennemi du corps qui s’empatte doucement mais surement. Mais mes efforts ont fini par aboutir et après un entretien intéressant, j’ai enfin eu envie d’un poste. Et eux aussi ont eu envie de travailler avec moi. C’est donc avec grand plaisir que j’ai accueillis leur proposition de poste dans un RAM itinérant. Je commence  dès septembre avec un mois de mise à l’eau : présentation des élus, tournée dans les communes, présentation à d’autres EJE, réflexion autour de projets etc…

Ce qui m’a plut dans ce poste c’est le mixte terrain/bureau, le travail avec les Ass. Mat, les enfants et les mairies, la possibilité de travailler en réseau avec les autres professionnelles des RAM alentours. Parait il que le 45 est le département où les RAM recouvrent quasi 100% du territoire. Les professionnelles se retrouvent régulièrement pour des analyses de la pratique et ça c’est absolument merveilleux. J’ai une parfaite autonomie en ce qui concerne les ateliers, et les portes ouvertes du samedi matin (une fois par mois). Idéal pour faire intervenir des professionnels extérieurs. D’ailleurs je commence dès le 19 septembre par un petit déjeuner de présentation qui servira à prévenir que le RAM ré-ouvre ses portes et me présenter par la même occasion. Je vais travailler seule par contre, mais au moins je me dis que je n’aurai pas à faire aux comportements puériles des collègues à longueur de journée.

Je me plaignais beaucoup de ma situation de « caissière » frustrée dans un cdd sans fin. Les horaires 9h/19h, travailler le samedi, le salaire beaucoup trop bas, le travail médiocre, la redondance de la tâche… Et voilà qu’il a tout juste une semaine, je reçois un mail d’une petite camarade de GAP. Elle a envoyé un message à toutes les filles de notre ancien GAP pour nous demander ce qu’on devenait. Les premières qui ont répondu étaient épanouis au possible dans leur travail, une autre se projeter dans un complément de formation en psycha… oups tout le monde semblait être heureux comme tout…. sauf moi toujours coincée dans mon magasin de bricolage. Puis les autres ont continué d’envoyer leur réponse et me suis rendue compte que pour la moitié cette première année n’avait pas été des plus roses. De grosses remises en question, des changements de voix, des doutes, de grosses difficultés… Étrangement c’est en crèche que mes petites collègues galèrent le plus. En lisant leur malheur je me suis dis que je n’étais peut-être pas si mal lotis d’avoir coupé court à ma première expérience qui allait droit dans le mur.

J’ai hâte de commencer mon nouveau poste, même si j’appréhende tout autant. J’ai eu deux demi journée de passation pour visiter les locaux et pour qu’on me présente le contrat de travail et les calculs. C’est très peu mais déjà ça. J’ai pris sur mon temps perso pour ça et ne le regrette pas. Je commencerai en septembre plus confiante. Je suis ravie de revenir sur ce blog mettre à plat ma seconde passion : le métier d’eje !

See U !!

Gérer un entretien d’embauche

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En sortie de formation, la première chose que font chaque nouveau professionnel est de chercher un boulot. Logique ! Je n’ai, pour ma part, connu que 4 entretiens pour le moment mais j’ai pu me rendre compte que certaines questions revenaient fréquemment. Ne vous attendez pas à de simples entretiens de quelques minutes. Prévoyez plutôt une belle heure. Encore une fois, je vous parle de mon expérience personnelle et sachez que je n’ai postulé qu’en crèche, multi-accueil et RAM. Toute n’auront pas connu de tels entretiens.

Je voulais donc partager avec vous les questions redondantes qui m’ont été posé. Peut-être vous aideront-elles à préparer vos futurs entretiens d’embauche. Attention !! Il n’y a pas de bonnes ou mauvaises réponses. Chacune des structures dans lesquelles vous allez postuler ont une façon de faire différente que se soit avec les professionnels, les parents ou les enfants.

Pour commencer : dites-vous qu’un entretien ne se fait pas en sens unique. Vous devez plaire pour être éventuellement embauché, mais eux aussi doivent vous plaire pour que vous ailliez envie de bosser chez eux.

  • Avant l’entretien

Prévoyez le chemin que vous allez emprunter et le temps que vous allez mettre pour vous rendre à votre éventuel lieu de travail. Réfléchissez si ce parcours vous conviendra sur le long terme. S’il est trop contraignant, ne va t-il pas vous fatiguer ? Convient-il aux horaires imposés par la structure (tôt le matin ou tard le soir) ? Faites le en différents transports si besoin (voiture, bus, rer…), en heure creuse et de pointe.

Allez voir sur internet s’il n’y a pas quelques info qui traînent concernant la structure, ou même la ville où elle se situe. Plus vous en savez, mieux c’est.

Je vous conseillerai tout d’abord d’avoir une tenue correcte et confortable pour vous rendre à votre entretien.  L’apparence est l’une des premières choses que voit le recruteur et reflète la plus part du temps votre personnalité. Si vous faites négligés ça démarre mal : vernis écaillé, cheveux sales, trous dans le jean…évitez ! Ne vous habillez pas en tenue de crèche (leggings, tunique trop grande, crocs, les cheveux attaché en l’air en vrac…) en vous disant que de toute façon « c’est comme ça que vous bossez », mais si vous vous pointez en tailleur et hauts talons, vous êtes à côté.  Soyez vous avec un petit plus : une légère touche de maquillage, un sautoir, une veste sur un jean et des légers talons feront bien l’affaire. Ne vous aspergez pas de parfum pour jouer à la dame. Trop subjectif et surtout s’il sent trop fort pour l’autre, vous allez lui donner mal à la tête voir mal au cœur. Pensez que vous serez sans doute enfermés dans un bureau lors de l’entretien.

Glissez dans votre sac à main, un petit en cas et une bouteille d’eau. Le stress coupe l’appétit, mais il revient au galop une fois celui-ci passé. La parlotte donne soif, buvez avant votre entretien. Essayez d’être un peu en avance pour aller aux toilettes si besoin.

Pensez à prendre un bloc note et un stylo pour retranscrire ce que vous dit la responsable. Ça montre que vous vous intéressez à ce qu’elle vous dit. Parfois ça permet une certaine contenance quand on est stressé. En notant il arrive que des questions nous viennent en tête ce qui permet de dynamiser l’échange entre vous et encore une fois montrer que vous vous intéresser. Si vous n’avez pas l’espace pour les poser dans l’immédiateté, notez-les et posez-les une fois que la responsable aura terminé de parler.

Prenez un CV et une Lettre de Motivation en rab. Au cas où vos documents seraient égarés, pas imprimés ou dans un classeur je ne sais où ailleurs que là où ils devraient être. De cette manière vous ne perdez pas de temps, vous montrez que vous êtes prévoyante et organisée. J’ai toujours avec moi une pochette où je glisse mon trajet, mes notes concernant la structure etc…

  • Pendant l’entretien

Pendant que la responsable vous parle, ne montrez pas votre éventuel stress; pas de doigt qui entortille une mèche de cheveux, pas d’ongles rongés, pas de jambes qui bougent nerveusement, pas de stylo ou bague qui servent à occuper les mains….Si vous ne savez pas quoi faire de vos mains, bloquez les entre vos cuisses ou notez des choses dans votre calepin. Pensez tout de même à regarder votre interlocuteur en face. Ne faites pas d’apnée non plus, et ne restez pas figé sur votre chaise. Dites vous que la personne en face de vous n’a pas de pouvoir sur vous, elle fait caca comme vous et ce n’est pas elle qui va décider de votre sort. Votre vie n’est pas en jeu. Vous êtes là pour une rencontre, un échange.

Si vous avez 2 interlocuteurs, pensez à vous adresser aux deux personnes présentes, même si l’une d’elle ne parle pas de tout l’entretien. Elle vous observe et vous écoute.  Si elle est là c’est pour une bonne raison.

  • Votre présentation

Dans tout entretien, on vous demandera de vous présenter. C’est à dire : votre parcours avant d’en arriver à la formation, pourquoi cette formation, vos stages en lien avec la petite enfance, et pourquoi vous postulez dans tel type de structure.

Comme pour les oraux, ne vous noyez pas dans votre discours. Soyez concis, claire et positif. Tout doit être source d’expérience. Ce que vous avez vu, vécu, entendu est source de questionnement, d’enrichissement. A vous de dire en quoi, pourquoi et ce que vous feriez dans ces situations que vous avez vu, entendu ou vécu.

  • L’échange 

N’hésitez pas à dire franchement votre positionnement. Si vous êtes embauchée et que vos valeurs sont loin de celles de votre lieu de travail, vous allez être mal dans ce lieu. Par exemple à mon dernier entretien j’ai été clair sur le fait que je suis contre punir par la nourriture, un enfant ne sera pas privé de compote parce qu’il n’a pas mangé son poisson. C’est important de spécifier ce genre de chose car si les professionnelles fonctionnent de cette manière et pas vous, vous n’aurez pas d’autre choix que d’accepter ça une fois en poste. Ne pensez pas révolutionner le fonctionnement de la structure en arrivant. En plus de ça, il est préférable d’embaucher quelqu’un qui a ses idées propres plutôt qu’un chewing-gum manipulable et donc sans convictions, sans avis, sans positionnement professionnel.

Les thème qui ont été abordés sont :

La morsure et quel travail je mettrais en place avec l’enfant et l’équipe pour accompagner l’enfant. Comment serait aborder le sujet avec les parents.

Ma place en tant qu’EJE vis à vis de l’équipe terrain et la direction. Quelle est mon rôle par rapport à chacun. Hé oui, complexe !

Le repas. Comment je réagis face à une professionnelle qui punit un enfant avec la nourriture. Sur l’instant ? Plus tard ? Que représente le repas pour moi ? Comment doit-il se dérouler ?

Les activités. Qu’est ce que pour moi ? Comment je les organise ? Quand ? A quoi ça sert ? Doit-on faire un planning hebdomadaire ? Pousser l’enfant à participer ? Cadrer l’activité ?

La sieste. Comment je fais si un enfant ne veut pas dormir ? Si un enfant se réveille bien avant les autres ? Si nous sommes plusieurs professionnel ou si je suis seule ?

Les conflits. Comment régler un conflit avec un parent ? Comment réagir face à un parent qui râle en section devant les enfants ? Comment gérer une équipe qui refuse le changement ?

Pour agrémenter vos réponses, appuyez vous sur vos expériences passées. Ce que vous pensiez dans un premier temps, ce qui vous a fait douter et ce que aujourd’hui vous vous verriez faire. Par exemple : une activité à 8 enfants qui a été difficile à gérer, aujourd’hui vous privilégiez une activité avec 4 enfants car les échanges se font plus facilement entre eux et eux et vous. Soyez prêt à rebondir sur tout ce que vous avancez.

N’hésitez pas à retourner la question à votre interlocuteur. Etre dans l’échange est quand même plus agréable que jouer au jeu des questions-réponses. Échanger surs les expériences des unes et des autres montre que vous vous intéressez à l’autre, que vous avez l’échange facile et n’êtes pas là que par formalité.

Voilà, je pense avoir fait le tour. J’espère n’avoir rien oublié et surtout vous avoir apporté un peu d’aide pour vos entretiens à venir.

Pour ma part j’ai eu un double entretien cette semaine, mais la distance en transport en commun ou voiture est bien trop importante. Preuve qu’il est important de tester le trajet avant de dire oui. En tout cas les entretiens ont été un bel exercice, l’occasion d’avoir de beaux échanges et de me dynamiser pour la suite. Lâchez rien que vous soyez sur la capitale ou comme moi en province.

 

See U !!

 

Première expérience professionnelle

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Depuis mon dernier post, qui commence à dater, pas mal de choses ont changé pour moi. J’ai pris mes fonctions de responsable technique comme prévu, à mon retour de Corse, mais cette aventure s’est rapidement arrêtée. De mon côté comme du côté de l’équipe, ça n’a pas fonctionné. Elles m’ont dît dangereuse pour la sécurité physique de leurs enfants, je les dis dangereuse pour la sécurité affective des enfants. J’ai pu entre apercevoir certaines choses qu’il aurait fallu travailler mais étant face à une adjointe peu enclin à la réflexion, il y aurait eu un travail énorme à faire pour que la relation adjointe/responsable (moi, donc) puisse laisser place au travail à faire avec et pour les enfants. La « compétitivité » dans laquelle est entrée, seule, l’adjointe me faisait plutôt marrer, mais être face à un mur lors des réunions d’équipes m’a tout de suite moins amusé. J’enquille les mesquineries, les réflexions ridicules mais quand cet état d’esprit empiète sur le travail ça m’amuse tout de suite beaucoup moins.

Ce qui me pose question c’est que les auxiliaires souhaitant évoluer EJE via une VAE ne semblent pas avoir de stage avec des EJE justement. Je ne comprends pas bien la logique. C’est à dire que si elles se complaisent dans leur vision des choses, personne ne pourra retravailler avec elles leur réflexion. Par la suite elles seront à la tête d’équipe d’autres professionnels. En l’espace de 3 semaines dans la crèche parentale, voilà ce que j’ai pu observer et qui pour moi aurait du être travaillé si j’étais resté :  faire des pronostiques en équipe sur les problèmes d’une maman en présence de l’enfant pendant le repas, raconter sa vie pendant le moment du repas sans échanges positifs avec les enfants, punir un enfant par la nourriture parce qu’on considère qu’il n’a pas bien mangé, bloquer le passage d’un enfant en pleure qui veut quitter le repas, le retenir par le bras pour qu’il ne quitte pas la salle, offrir un cadeau à un enfant et le spécifier devant les autres enfants, lui faire du chantage pour qu’il obtienne ce fameux cadeau (« si tu viens t’asseoir, je te donne ton cadeau »), mettre les bébés qui ne dorment pas dans le transat pour qu’on puisse aller papoter avec la collègue en pause, dire à un enfant qu’il est méchant, donner des surnoms aux enfants qui en plus ne sont pas toujours valorisant, faire un levé de sieste collectif parce qu’avant 15h c’est trop tôt (je n’ai toujours pas compris pour qui c’était trop tôt), mettre un masque blanc pour changer la couche d’un enfant parce que vraiment l’odeur c’est pas possible, spécifier à la collègue qui est dans la salle de vie les transmissions à noter pendant qu’on fait les changes …

Dans tous les cas je vous recommanderai de lire : « Vivre en crèche » de Christine SchulEffectivement, elle sait relevé sans méchanceté ces choses du quotidien que certains professionnels font sans méchanceté aucune, mais qui font qu’à ces moments là notre travail est négligé. Et la matière première de notre travail, se sont les enfants.

Je vous rassure, je ne vous peins que le côté gris de ces trois semaines; Heureusement il y a en parallèle de belles choses qui se sont produites. Mais généralement il est préférable de reprendre ce qui coince avant d’améliorer ce qui fonctionne déjà bien. En tout cas se sont des choses que j’ai noté dans le coin de ma tête lors de ma « phase d’observation » si je puis dire.  J’aurai aimé revenir dessus mais il est difficile de faire évoluer les choses quand, ne serait-se une personne, place une barrière entre vous et le reste de l’équipe.

Attention je ne dis pas que toutes les auxiliaires ou CAP ont cette façon de faire, loin de là et heureusement. Comme dans tout métier il y a de bons et de moins bons professionnels et surtout chacun a ses points forts et ses points faibles. Ce que je veux dire c’est qu’il est important de remettre en question sa vision des choses, ses pensées, ses réflexions. Il ne faut en rien rester figé sur ses acquis, car justement il n’y a pas d’acquis dans ce métier. Je trouve dommage que pour une quelconque jalousie, rivalité, tête qui ne revient pas ou autres difficultés rencontrées avec l’autre, certains professionnels (CAP, aux, EJE etc…) n’arrivent pas à aller au delà de ces « gamineries féminines » et laisser place au travail. Il est possible de ne pas « sentir » quelqu’un mais apprécier à sa juste valeur son professionnalisme, sa vision des choses, son travail, sa réflexion. Cette personne en devient encore plus agaçante je vous l’accorde, mais vous, vous resterez une professionnelle au travail. Il faut se le dire : nous sommes là avec les enfants, pour les enfants et grâce aux enfants.

En commençant ce post je ne pensais pas qu’il partirait dans ce sens mais c’est écrit donc je laisserai les choses comme elles sont. Encore une fois, je ne pointe aucune profession, aucune formation mais un état d’esprit qu’il est possible de rencontrer dans notre domaine. C’est un coup de gueule qui est sorti de je ne sais où mais qui a eut besoin d’être mit en mot. J’espère ne froisser personne car personne n’est pointée. Même l’adjointe avec qui j’ai pu partager ces quelques jours m’aura servis car moi qui vit dans un monde de bisounours, il est bon de me rappeler que Gargamel n’est pas loin (je sais : aucun rapport!).

See U !!

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