Déjà 1 an…

Eh oui déjà un an que je suis diplômée EJE et déjà un an qu’il ne se passe rien. Mon échec en septembre dernier a été ma seule expérience dans le monde de la petite enfance. Depuis c’est le néant. J’ai continué mes recherches en envoyant des CV dés janvier, après obtention de mon permis. J’ai eu quelques entretiens de ci de là mais rien de concluant. Entre les mi-temps où on me demandait de faire « beaucoup de bénévolat », les structures où on me disait clairement qu’il ne fallait pas faire de vagues et travailler mon copinage avec l’équipe, celles où il ne fallait pas espérer faire quoique se soit car l’équipe avait 10 ans, les entretiens type guestapo à deux voir à cinq, les smic avec 2h de trajet par jour…je désespérais.

 

anniv

Heureusement qu’à côté j’ai mon boulot d’hôtesse de caisse qui me permet de rester active, de voir du monde et de gagner un peu de sous. Ennuyeux au possible, mortel pour l’esprit et la réflexion et ennemi du corps qui s’empatte doucement mais surement. Mais mes efforts ont fini par aboutir et après un entretien intéressant, j’ai enfin eu envie d’un poste. Et eux aussi ont eu envie de travailler avec moi. C’est donc avec grand plaisir que j’ai accueillis leur proposition de poste dans un RAM itinérant. Je commence  dès septembre avec un mois de mise à l’eau : présentation des élus, tournée dans les communes, présentation à d’autres EJE, réflexion autour de projets etc…

Ce qui m’a plut dans ce poste c’est le mixte terrain/bureau, le travail avec les Ass. Mat, les enfants et les mairies, la possibilité de travailler en réseau avec les autres professionnelles des RAM alentours. Parait il que le 45 est le département où les RAM recouvrent quasi 100% du territoire. Les professionnelles se retrouvent régulièrement pour des analyses de la pratique et ça c’est absolument merveilleux. J’ai une parfaite autonomie en ce qui concerne les ateliers, et les portes ouvertes du samedi matin (une fois par mois). Idéal pour faire intervenir des professionnels extérieurs. D’ailleurs je commence dès le 19 septembre par un petit déjeuner de présentation qui servira à prévenir que le RAM ré-ouvre ses portes et me présenter par la même occasion. Je vais travailler seule par contre, mais au moins je me dis que je n’aurai pas à faire aux comportements puériles des collègues à longueur de journée.

Je me plaignais beaucoup de ma situation de « caissière » frustrée dans un cdd sans fin. Les horaires 9h/19h, travailler le samedi, le salaire beaucoup trop bas, le travail médiocre, la redondance de la tâche… Et voilà qu’il a tout juste une semaine, je reçois un mail d’une petite camarade de GAP. Elle a envoyé un message à toutes les filles de notre ancien GAP pour nous demander ce qu’on devenait. Les premières qui ont répondu étaient épanouis au possible dans leur travail, une autre se projeter dans un complément de formation en psycha… oups tout le monde semblait être heureux comme tout…. sauf moi toujours coincée dans mon magasin de bricolage. Puis les autres ont continué d’envoyer leur réponse et me suis rendue compte que pour la moitié cette première année n’avait pas été des plus roses. De grosses remises en question, des changements de voix, des doutes, de grosses difficultés… Étrangement c’est en crèche que mes petites collègues galèrent le plus. En lisant leur malheur je me suis dis que je n’étais peut-être pas si mal lotis d’avoir coupé court à ma première expérience qui allait droit dans le mur.

J’ai hâte de commencer mon nouveau poste, même si j’appréhende tout autant. J’ai eu deux demi journée de passation pour visiter les locaux et pour qu’on me présente le contrat de travail et les calculs. C’est très peu mais déjà ça. J’ai pris sur mon temps perso pour ça et ne le regrette pas. Je commencerai en septembre plus confiante. Je suis ravie de revenir sur ce blog mettre à plat ma seconde passion : le métier d’eje !

See U !!

24 juillet, 2015 à 9:28  | Commentaires (2) | Permalien


Gérer un entretien d’embauche

En sortie de formation, la première chose que font chaque nouveau professionnel est de chercher un boulot. Logique ! Je n’ai, pour ma part, connu que 4 entretiens pour le moment mais j’ai pu me rendre compte que certaines questions revenaient fréquemment. Ne vous attendez pas à de simples entretiens de quelques minutes. Prévoyez plutôt une belle heure. Encore une fois, je vous parle de mon expérience personnelle et sachez que je n’ai postulé qu’en crèche, multi-accueil et RAM. Toute n’auront pas connu de tels entretiens.

Je voulais donc partager avec vous les questions redondantes qui m’ont été posé. Peut-être vous aideront-elles à préparer vos futurs entretiens d’embauche. Attention !! Il n’y a pas de bonnes ou mauvaises réponses. Chacune des structures dans lesquelles vous allez postuler ont une façon de faire différente que se soit avec les professionnels, les parents ou les enfants.

Pour commencer : dites-vous qu’un entretien ne se fait pas en sens unique. Vous devez plaire pour être éventuellement embauché, mais eux aussi doivent vous plaire pour que vous ailliez envie de bosser chez eux.

  • Avant l’entretien

Prévoyez le chemin que vous allez emprunter et le temps que vous allez mettre pour vous rendre à votre éventuel lieu de travail. Réfléchissez si ce parcours vous conviendra sur le long terme. S’il est trop contraignant, ne va t-il pas vous fatiguer ? Convient-il aux horaires imposés par la structure (tôt le matin ou tard le soir) ? Faites le en différents transports si besoin (voiture, bus, rer…), en heure creuse et de pointe.

Allez voir sur internet s’il n’y a pas quelques info qui traînent concernant la structure, ou même la ville où elle se situe. Plus vous en savez, mieux c’est.

Je vous conseillerai tout d’abord d’avoir une tenue correcte et confortable pour vous rendre à votre entretien.  L’apparence est l’une des premières choses que voit le recruteur et reflète la plus part du temps votre personnalité. Si vous faites négligés ça démarre mal : vernis écaillé, cheveux sales, trous dans le jean…évitez ! Ne vous habillez pas en tenue de crèche (leggings, tunique trop grande, crocs, les cheveux attaché en l’air en vrac…) en vous disant que de toute façon « c’est comme ça que vous bossez », mais si vous vous pointez en tailleur et hauts talons, vous êtes à côté.  Soyez vous avec un petit plus : une légère touche de maquillage, un sautoir, une veste sur un jean et des légers talons feront bien l’affaire. Ne vous aspergez pas de parfum pour jouer à la dame. Trop subjectif et surtout s’il sent trop fort pour l’autre, vous allez lui donner mal à la tête voir mal au cœur. Pensez que vous serez sans doute enfermés dans un bureau lors de l’entretien.

Glissez dans votre sac à main, un petit en cas et une bouteille d’eau. Le stress coupe l’appétit, mais il revient au galop une fois celui-ci passé. La parlotte donne soif, buvez avant votre entretien. Essayez d’être un peu en avance pour aller aux toilettes si besoin.

Pensez à prendre un bloc note et un stylo pour retranscrire ce que vous dit la responsable. Ça montre que vous vous intéressez à ce qu’elle vous dit. Parfois ça permet une certaine contenance quand on est stressé. En notant il arrive que des questions nous viennent en tête ce qui permet de dynamiser l’échange entre vous et encore une fois montrer que vous vous intéresser. Si vous n’avez pas l’espace pour les poser dans l’immédiateté, notez-les et posez-les une fois que la responsable aura terminé de parler.

Prenez un CV et une Lettre de Motivation en rab. Au cas où vos documents seraient égarés, pas imprimés ou dans un classeur je ne sais où ailleurs que là où ils devraient être. De cette manière vous ne perdez pas de temps, vous montrez que vous êtes prévoyante et organisée. J’ai toujours avec moi une pochette où je glisse mon trajet, mes notes concernant la structure etc…

  • Pendant l’entretien

Pendant que la responsable vous parle, ne montrez pas votre éventuel stress; pas de doigt qui entortille une mèche de cheveux, pas d’ongles rongés, pas de jambes qui bougent nerveusement, pas de stylo ou bague qui servent à occuper les mains….Si vous ne savez pas quoi faire de vos mains, bloquez les entre vos cuisses ou notez des choses dans votre calepin. Pensez tout de même à regarder votre interlocuteur en face. Ne faites pas d’apnée non plus, et ne restez pas figé sur votre chaise. Dites vous que la personne en face de vous n’a pas de pouvoir sur vous, elle fait caca comme vous et ce n’est pas elle qui va décider de votre sort. Votre vie n’est pas en jeu. Vous êtes là pour une rencontre, un échange.

Si vous avez 2 interlocuteurs, pensez à vous adresser aux deux personnes présentes, même si l’une d’elle ne parle pas de tout l’entretien. Elle vous observe et vous écoute.  Si elle est là c’est pour une bonne raison.

  • Votre présentation

Dans tout entretien, on vous demandera de vous présenter. C’est à dire : votre parcours avant d’en arriver à la formation, pourquoi cette formation, vos stages en lien avec la petite enfance, et pourquoi vous postulez dans tel type de structure.

Comme pour les oraux, ne vous noyez pas dans votre discours. Soyez concis, claire et positif. Tout doit être source d’expérience. Ce que vous avez vu, vécu, entendu est source de questionnement, d’enrichissement. A vous de dire en quoi, pourquoi et ce que vous feriez dans ces situations que vous avez vu, entendu ou vécu.

  • L’échange 

N’hésitez pas à dire franchement votre positionnement. Si vous êtes embauchée et que vos valeurs sont loin de celles de votre lieu de travail, vous allez être mal dans ce lieu. Par exemple à mon dernier entretien j’ai été clair sur le fait que je suis contre punir par la nourriture, un enfant ne sera pas privé de compote parce qu’il n’a pas mangé son poisson. C’est important de spécifier ce genre de chose car si les professionnelles fonctionnent de cette manière et pas vous, vous n’aurez pas d’autre choix que d’accepter ça une fois en poste. Ne pensez pas révolutionner le fonctionnement de la structure en arrivant. En plus de ça, il est préférable d’embaucher quelqu’un qui a ses idées propres plutôt qu’un chewing-gum manipulable et donc sans convictions, sans avis, sans positionnement professionnel.

Les thème qui ont été abordés sont :

La morsure et quel travail je mettrais en place avec l’enfant et l’équipe pour accompagner l’enfant. Comment serait aborder le sujet avec les parents.

Ma place en tant qu’EJE vis à vis de l’équipe terrain et la direction. Quelle est mon rôle par rapport à chacun. Hé oui, complexe !

Le repas. Comment je réagis face à une professionnelle qui punit un enfant avec la nourriture. Sur l’instant ? Plus tard ? Que représente le repas pour moi ? Comment doit-il se dérouler ?

Les activités. Qu’est ce que pour moi ? Comment je les organise ? Quand ? A quoi ça sert ? Doit-on faire un planning hebdomadaire ? Pousser l’enfant à participer ? Cadrer l’activité ?

La sieste. Comment je fais si un enfant ne veut pas dormir ? Si un enfant se réveille bien avant les autres ? Si nous sommes plusieurs professionnel ou si je suis seule ?

Les conflits. Comment régler un conflit avec un parent ? Comment réagir face à un parent qui râle en section devant les enfants ? Comment gérer une équipe qui refuse le changement ?

Pour agrémenter vos réponses, appuyez vous sur vos expériences passées. Ce que vous pensiez dans un premier temps, ce qui vous a fait douter et ce que aujourd’hui vous vous verriez faire. Par exemple : une activité à 8 enfants qui a été difficile à gérer, aujourd’hui vous privilégiez une activité avec 4 enfants car les échanges se font plus facilement entre eux et eux et vous. Soyez prêt à rebondir sur tout ce que vous avancez.

N’hésitez pas à retourner la question à votre interlocuteur. Etre dans l’échange est quand même plus agréable que jouer au jeu des questions-réponses. Échanger surs les expériences des unes et des autres montre que vous vous intéressez à l’autre, que vous avez l’échange facile et n’êtes pas là que par formalité.

Voilà, je pense avoir fait le tour. J’espère n’avoir rien oublié et surtout vous avoir apporté un peu d’aide pour vos entretiens à venir.

Pour ma part j’ai eu un double entretien cette semaine, mais la distance en transport en commun ou voiture est bien trop importante. Preuve qu’il est important de tester le trajet avant de dire oui. En tout cas les entretiens ont été un bel exercice, l’occasion d’avoir de beaux échanges et de me dynamiser pour la suite. Lâchez rien que vous soyez sur la capitale ou comme moi en province.

 

See U !!

 

12 novembre, 2014 à 9:44  | Commentaires (0) | Permalien


Première expérience professionnelle

Depuis mon dernier post, qui commence à dater, pas mal de choses ont changé pour moi. J’ai pris mes fonctions de responsable technique comme prévu, à mon retour de Corse, mais cette aventure s’est rapidement arrêtée. De mon côté comme du côté de l’équipe, ça n’a pas fonctionné. Elles m’ont dît dangereuse pour la sécurité physique de leurs enfants, je les dis dangereuse pour la sécurité affective des enfants. J’ai pu entre apercevoir certaines choses qu’il aurait fallu travailler mais étant face à une adjointe peu enclin à la réflexion, il y aurait eu un travail énorme à faire pour que la relation adjointe/responsable (moi, donc) puisse laisser place au travail à faire avec et pour les enfants. La « compétitivité » dans laquelle est entrée, seule, l’adjointe me faisait plutôt marrer, mais être face à un mur lors des réunions d’équipes m’a tout de suite moins amusé. J’enquille les mesquineries, les réflexions ridicules mais quand cet état d’esprit empiète sur le travail ça m’amuse tout de suite beaucoup moins.

Ce qui me pose question c’est que les auxiliaires souhaitant évoluer EJE via une VAE ne semblent pas avoir de stage avec des EJE justement. Je ne comprends pas bien la logique. C’est à dire que si elles se complaisent dans leur vision des choses, personne ne pourra retravailler avec elles leur réflexion. Par la suite elles seront à la tête d’équipe d’autres professionnels. En l’espace de 3 semaines dans la crèche parentale, voilà ce que j’ai pu observer et qui pour moi aurait du être travaillé si j’étais resté :  faire des pronostiques en équipe sur les problèmes d’une maman en présence de l’enfant pendant le repas, raconter sa vie pendant le moment du repas sans échanges positifs avec les enfants, punir un enfant par la nourriture parce qu’on considère qu’il n’a pas bien mangé, bloquer le passage d’un enfant en pleure qui veut quitter le repas, le retenir par le bras pour qu’il ne quitte pas la salle, offrir un cadeau à un enfant et le spécifier devant les autres enfants, lui faire du chantage pour qu’il obtienne ce fameux cadeau (« si tu viens t’asseoir, je te donne ton cadeau »), mettre les bébés qui ne dorment pas dans le transat pour qu’on puisse aller papoter avec la collègue en pause, dire à un enfant qu’il est méchant, donner des surnoms aux enfants qui en plus ne sont pas toujours valorisant, faire un levé de sieste collectif parce qu’avant 15h c’est trop tôt (je n’ai toujours pas compris pour qui c’était trop tôt), mettre un masque blanc pour changer la couche d’un enfant parce que vraiment l’odeur c’est pas possible, spécifier à la collègue qui est dans la salle de vie les transmissions à noter pendant qu’on fait les changes …

Dans tous les cas je vous recommanderai de lire : « Vivre en crèche » de Christine SchulEffectivement, elle sait relevé sans méchanceté ces choses du quotidien que certains professionnels font sans méchanceté aucune, mais qui font qu’à ces moments là notre travail est négligé. Et la matière première de notre travail, se sont les enfants.

Je vous rassure, je ne vous peins que le côté gris de ces trois semaines; Heureusement il y a en parallèle de belles choses qui se sont produites. Mais généralement il est préférable de reprendre ce qui coince avant d’améliorer ce qui fonctionne déjà bien. En tout cas se sont des choses que j’ai noté dans le coin de ma tête lors de ma « phase d’observation » si je puis dire.  J’aurai aimé revenir dessus mais il est difficile de faire évoluer les choses quand, ne serait-se une personne, place une barrière entre vous et le reste de l’équipe.

Attention je ne dis pas que toutes les auxiliaires ou CAP ont cette façon de faire, loin de là et heureusement. Comme dans tout métier il y a de bons et de moins bons professionnels et surtout chacun a ses points forts et ses points faibles. Ce que je veux dire c’est qu’il est important de remettre en question sa vision des choses, ses pensées, ses réflexions. Il ne faut en rien rester figé sur ses acquis, car justement il n’y a pas d’acquis dans ce métier. Je trouve dommage que pour une quelconque jalousie, rivalité, tête qui ne revient pas ou autres difficultés rencontrées avec l’autre, certains professionnels (CAP, aux, EJE etc…) n’arrivent pas à aller au delà de ces « gamineries féminines » et laisser place au travail. Il est possible de ne pas « sentir » quelqu’un mais apprécier à sa juste valeur son professionnalisme, sa vision des choses, son travail, sa réflexion. Cette personne en devient encore plus agaçante je vous l’accorde, mais vous, vous resterez une professionnelle au travail. Il faut se le dire : nous sommes là avec les enfants, pour les enfants et grâce aux enfants.

En commençant ce post je ne pensais pas qu’il partirait dans ce sens mais c’est écrit donc je laisserai les choses comme elles sont. Encore une fois, je ne pointe aucune profession, aucune formation mais un état d’esprit qu’il est possible de rencontrer dans notre domaine. C’est un coup de gueule qui est sorti de je ne sais où mais qui a eut besoin d’être mit en mot. J’espère ne froisser personne car personne n’est pointée. Même l’adjointe avec qui j’ai pu partager ces quelques jours m’aura servis car moi qui vit dans un monde de bisounours, il est bon de me rappeler que Gargamel n’est pas loin (je sais : aucun rapport!).

See U !!

6 novembre, 2014 à 4:24  | Commentaires (0) | Permalien


1er job, 1ère semaine…

Je peux enfin clamer haut et fort que je suis en vacances !! J’ai commencé mon nouveau boulot la semaine dernière mais la crèche est fermée du 25-07 au 25-08. Du coup j’embauche à mon retour de Corse le 15-09. Oui je sais : la vie est belle pour moi !

Dans tous les cas, je suis rassurée et bien contente d’avoir eu cette semaine d’adaptation, si je puis dire. L’EJE en poste a pu me montrer les différentes tâches que j’aurai à effectuer au niveau administratif. Je vais devoir gérer les contrats avec les familles, reporter la présence des enfants et des professionnelles, passer les commandes pour les repas entre autre et gérer le budget de la structure. Evidemment ça n’est qu’une partie du travail, étant donné que je serais sur le terrain la plus part du temps avec les professionnelles. Je suis stressée de toutes ces tâches mais une fois lancée, ça devrait aller. C’est flippant et challengeant à la fois. 

Les filles avec qui je vais bosser m’ont l’air franchement impliquées dans leur travail et ont une approche du jeune enfant que j’apprécie. Elles leur parlent posément sans crier à tout bout de champs, sans menacer ou poser des interdits à tour de bras. Les enfants respirent, profitent, vivent. Je ne dis pas que je suis tombée dans une structure parfaite, mais c’est déjà un point en moins à bosser. Surtout que c’est celui-ci qui me tracassait franchement. 

Il me semble que d’être implanté dans une toute petite ville, nous permette de créer du lien avec les habitants et commerces du coin. Par manque d’effectifs l’an dernier, ce type de projet était limité mais maintenant que nous allons être au complet, je vais pouvoir remettre au goût du jour les sorties au parc, à la boulangerie, au marché etc… J’ai hâte. 

Etant donné que les parents participent activement, certains contribuent au dynamisme de la crèche. Un couple a travaillé la terre (maintenant que je vis à la campagne, j’utilise les termes appropriés…) du jardin pour faire un joli petit potager. L’idée est de reprendre le projet, de le dorloter pour éviter les mauvaises herbes et le délimiter du reste du jardin. Evidemment tout ça avec les petits monstres… enfin bon pas mal de choses sont lancés et d’autres sont à travailler. J’ai hâte de chez hâte…

Cette semaine nous avons  surtout profité des piscines. Nous n’avons pas de tuyau, donc faisions des aller-retours avec des seaux et arrosoirs. Mais les enfants étaient tellement heureux que ça ne nous a pas dérangé plus que ça. Certains préférés prendre l’eau pour aller nettoyer la mini-maison du jardin, d’autres allaient arroser le potager ou l’allée de caillasse puis les autres sont restés patauger dans la piscine…bref, tout le monde était bien occupé.

Je pourrais faire un post de pages entières mais ça n’aurait pas franchement d’intérêt. C’était juste question de partager un peu avec vous mes premières impressions. La suite viendra plus que rapidement… j’ai acheté pas mal de bouquins concernant des activités diverses (peinture, plein air etc…). Comme j’ai pas mal de temps je vais en profiter pour préparer ma « rentrée ».

See U !!

                                                                                                                                              

30 juillet, 2014 à 4:11  | Commentaires (0) | Permalien


ça y est : je suis une eje en poste !

Ma recherche d’emploi n’a pas été de tout repos, mais ça y est : je suis une eje en poste.

J’ai commencé mes recherches à partir du moment où mon acolyte et moi avions décidé de nous installer ensemble. Etant donné que lui était déjà en poste, il nous a semblé plus simple que ça soit moi qui vienne par chez lui. J’avais aussi envie de changer d’air, de voir autre chose que Paris. A savoir que lui … vit en campagne. Ha !! Et je n’ai pas eu franchement de bons échos de ce qui est de trouver du travail en région centre. C’est pourquoi dès la fin de la rédaction de mon mémoire, je me suis mise à postuler comme une dingue partout dans les villes alentours, laissant les postes possibles de la capitale comme dernier recours. 

Je ne partais pas avec beaucoup d’avance sachant que je n’ai pas le permis de conduire (compliqué quand tu vis en campagne) mais j’y travaille, que le diplôme n’était pas encore validé et que ma période de vacances allait du 23 août au 13 septembre. Sachant que la plus part des structures ré-ouvrent le 25 août. Bref, rien de simple.

J’ai envoyé des mails, des courriers, des relances, mais les seuls retours que je recevais étaient : « Nous n’avons pas de postes correspondant à vos qualifications. » La candidature spontanée peut être très frustrante. Les offres sur internet ne sont pas des plus nombreuses. Je remplissais des pages et des pages de tableaux rappelant qui j’avais contacté, quand, par quel canal, les coordonnées complètes etc…. Et je voyais les cases « retour » se remplir par des : « pas de postes » que je surligner en rose. J’avais des feuilles toute rose fluo. Déprimant. Je voyais mes copines enchaîner les entretiens sur Paris et la banlieue proche, et toutes avaient un poste qui les attendait, sorties de la formation. Mais tout ça a fini par payé et trois structures m’ont appelé pendant la même période : juin/juillet. Je n’ai pas été retenu pour le poste de responsable de service pour un RAM, mais je savais qu’un tel poste pour un premier emploi n’est pas des plus simples. Le second entretien s’est franchement bien passé et la directrice eje semblait parler à ma place; projet individualisé pour les professionnelles, sorties extra-crèche, travail sur l’aménagement de l’espace, importance du travail avec les parents, réunions régulières…. J’ai obtenu le poste et j’ai eu du mal à dire non mais 4h30 de transport ou 2h30 en voiture par jour à eu raison de moi.

Entre temps j’ai eu un troisième entretien pour une crèche parentale à 20 minutes en voiture de mon nouveau chez moi. Je n’osais même pas y croire. Un trajet si court me permet de pouvoir continuer l’athlétisme et enfin pouvoir me consacrer au sport comme je n’ai pas pu le faire cette année avec tout ce que j’avais en tête. Il y a un côté administratif à gérer, mais ça ne me déplaît pas. Pour moi ça permet de sortir un peu du terrain et de prendre du recul, d’avoir une vision sur ce qui se passe au bureau, d’avoir un peu d’expérience à ce niveau pour un futur poste d’adjointe et ça me permet une certaine visibilité sur le fonctionnement d’une structure étant donné que j’aimerai à terme ouvrir ma structure. Le travail avec les parents est donc au cœur du projet et étant donné qu’il s’agit d’une association je vais pouvoir mettre en place un projet autour de la récup’, projet qui me tient à cœur. 

Je commence dès lundi prochain question de faire la passation avec l’eje encore en poste jusque la fin du mois. J’ai mille questions à lui poser, et j’ai hâte de commencer, signer mon contrat et enfin valider mon permis de conduire. Dans l’attente ça sera bus (aux horaires loufoques) et accompagnement par mon acolyte. Je croise les doigts pour que tout se goupille au mieux. Ce n’est qu’une question de temps je le sais bien mais ça me stresse tout de même un peu.

En tout cas, je suis contente quand je vois le chemin parcourus entre septembre et juillet : une fin de formation, un diplôme en poche, un changement de région, un homme parfait, un boulot, un challenge personnel en cours et bientôt le permis de conduire et … encore 2 mois de vacances ! La vie est belle… 

See U !! 

 

16 juillet, 2014 à 3:38  | Commentaires (0) | Permalien


Le 9 juillet 2014

La date du 9 juillet 2014 marquera le jour où je suis devenue officiellement éducateur de jeunes enfants, EJE, éduc’. Après 3 années me voilà enfin face à ce résultat qui me flatte au plus haut point. Après une année de doute en première année, de galères personnelles en seconde année, la troisième et dernière année a enfin été une année où j’ai pu apprécier ma formation à sa juste valeur. M’impliquer dans mes dossiers, me mettre dans le mémoire tête baissée, réfléchir pour de bon à mon futur métier. Je n’ai pas lâché même si après un chamboulement personnel j’ai voulu tout plaqué. Les amis et la famille aidant. Cette formation ne m’a pas chamboulé comme peut-être certaine, mais en tout cas a su me faire relativiser sur beaucoup de choses, me faire réfléchir sur ce que je voulais faire de ma vie professionnelle et personnelle, me faire prendre conscience que la vie est courte et qu’il est important de penser à soi, à ses envies, à ses rêves avant de se sentir obliger de faire selon les autres pour leur confort, leurs envies, ce qu’ils peuvent penser…. C’est cette prise de conscience qui fait qu’aujourd’hui je suis enfin passée à la vitesse supérieure et me sentir plus autonome (un peu de jargon professionnel comme ça en passant). C’est notamment par les différentes lectures que j’ai pu faire grâce aux TFEP ou mémoire.

En tout cas, le diplôme en poche donne une plus grande crédibilité face aux entretiens d’embauche. J’ai pour le moment eu énormément de refus étant donné que j’ai principalement fait de la candidature spontanée dans le Loiret. Après trois entretiens, j’attends aujourd’hui la confirmation d’une embauche dans une crèche qui vient d’ouvrir et dont le projet et la vision de la directrice me plait ++++ mais qui est très loin de mon futur chez moi et le retour d’une crèche parentale qui est à 20 minutes en voiture de mon futur appartement et qui a l’avantage de proposer un travail aussi administratif. Mais pour les filles qui cherchaient sur Paris et sa région, les annonces affluent. Le 92, 93 et 94 ont une grosse demande. Dans tous les cas, le blog va devoir aujourd’hui s’appeler : « péripéties d’une jeune eje »… ça fait plaisir.

Il semble que dans ma vague de 60 personnes environ, 4 personnes n’ont pas eu le diplôme, mais peuvent repasser l’épreuve râtée l’année prochaine. L’inconvénient est le fait qu’elles vont devoir assister aux cours du DF. Je n’en sais pas plus donc ne préfère pas m’étaler sur le sujet de crainte de vous dire des bêtises. En tout cas rien n’est perdu, c’est ce qu’il faut savoir. C’est galère mais pas irréversible. Maintenant nous attendons les notes des écrits et oraux. J’ai hâte !!

Si besoin, j’ai des fiches toutes belles toutes propres pour les révisions du DF3. Si certaines et certains veulent que je leur envoie pour travailler dessus pour les écrits de l’an prochain, faites moi signe. Je vous les enverrais sans soucis. Je n’ai pas été très sérieuse pour ma part, mais ça aide tout de même.

Bonne continuation à toutes et tous, je vais essayer de poster plus de choses sur le blog, notamment quand j’aurai un poste, un vrai.

See U !!

9 juillet, 2014 à 8:49  | Commentaires (0) | Permalien


Oral DC1 : fait !

1 Je suis exténuée de ma journée, vidée, à plat, HS…Aujourd’hui je passais mon second et  dernier oral, celui du mémoire. Je ne pensais pas que je stresserai autant mais …si, j’ai  stressé. Je n’avais pas préparé mon speech tant que ça, car je ne savais pas franchement ce  qu’il était attendu. Je ne saurais donc vous donner quelconque conseils sur ce qu’il faut dire  sur la construction de votre présentation. Pour la décompression par contre… un verre, un  bon dessert, une bouffe avec une copine : un débriefing rapide et parlez d’autre chose. Dites- vous que c’est une bonne chose de faite, que vous ne pouvez pas retourner en arrière donc  pourquoi ressasser ??

Sachez que le jury qui vous fait passer l’oral, a lu et noté votre mémoire quelques temps  avant. Donc chacun des membres a eut le temps de relire si besoin, noter des questions,  relever les petits couacs. La fuite est impossible…

La présentation

Il vous est possible d’avoir vos notes sous les yeux, mais sortez-en. Ne plongez pas le nez dedans dès le premier mot pour n’en ressortir qu’une fois terminée, le souffle coupé. Prenez le temps de respirer avant de vous lancer. Si par stress vous êtes parti, arrêtez-vous un instant tout de même, soyez à l’aise. Le jury fait caca comme vous, vous ne jouez pas votre vie. Prenez le temps de parler et de développer vos idées. Vous avez 15 minutes pour parler, donc vous avez le temps de poser vos mots. Regardez les deux personnes qui sont face à vous, ne négligez ni l’un ni l’autre.

Encore une fois, auto-critiquez-vous à la fin de votre présentation, il y a toujours quelques choses à retravailler : une idée qui vous est venue depuis, une autre que vous travaillerez  différemment, des termes qui ne vous semble plus si clair aujourd’hui, des propositions trop plaquées…. Si vous n’en parlez pas dans votre speech, préparez-vous à certaines questions. Prendre les devants permet surtout de ne pas se retrouver bouche bée devant une question du genre :  » que voulez-vous dire par « routine » ? « qu’est-ce pour vous l’autonomie? », « comment différenciez-vous doudou et objet transitionnel? »

L’échange

Après les 15 minutes de présentation, le jury va prendre votre mémoire et revenir avec vous sur ce quoi il a pu tilter lors de la lecture : un mot, une phrase, une idée, une réflexion. Il peut vous demander de vous expliquer, ce que vous entendez par tel ou tel chose, si aujourd’hui vous feriez pareil, qu’est-ce que vous feriez dans cette situation où vous ne serez plus stagiaire… etc etc…Il est possible qu’il vous soit posé des questions sur la théorie utilisée pour agrémenter votre mémoire, mais ça ne semble pas être en majorité. Le jury est surtout là pour savoir comment vous avez évolué depuis l’écriture de ces 40 pages, et votre identité professionnelle. Il n’y a pas de bonnes ou mauvaises situations réponses (pardon, j’ai croisé Edouard Bear en rentrant…).

Quand vous avez un positionnement qui est important pour vous mais que le jury est en désaccord, accrochez-vous et tenez votre positionnement. Il est plus intéressant d’être en désaccord avec quelqu’un qui sait défendre son point de vu plutôt que quelqu’un qui retourne sa veste en un rien de temps. Le désaccord fait parti du quotidien et par eux, il est possible d’évoluer vers une réflexion commune et pertinente. N’allez pas jusqu’à claquer la porte, ça fait mauvais genre !

Au bout de 45 minutes d’échange, le jury vous libère, et lui délibère.

Les oraux s’est terminé… reste plus que les écrits. Et ça, c’est une autre paire de manche.

See U !!

5 juin, 2014 à 6:23  | Commentaires (0) | Permalien


Oral DC2 !!

La formation touche à sa fin. Les cours sont terminés et les examens ont commencés. Quand je me vois à réviser mes speech pour mes oraux, je repense à mes premiers pas au sein de Saint Honoré. 3 années… avec tant et tant de rencontres, rebondissements, craintes mais sans jamais aucun doute. Les stages sont derrières moi, les TFEP me semblent si fin et le mémoire une bonne chose de faite. Une fois que vous avez pondu 50 pages de réflexions et propositions professionnelles, il vous semble si improbables d’avoir coincé sur 10 pages de TFEP. 

Je vous en reparlerais plus longuement, une fois l’oral passé.

Pour ma part, l’oral du DC2 (présentation des TFEP) est enfin passé. Et même très bien. Beaucoup de compliments de la part du jury, ce qui donne confiance pour la suite. Je voulais partager avec vous cette expérience. Peut-être vous sera t-elle d’une aide, peut-être non. Notez que chaque jury est composé de 2 personnes au parcours, métier et caractère différents des deux autres personnes d’un second jury. C’est pourquoi rien n’est exhaustif et les oraux peuvent se passer de mille manières différentes. Je vais vous présenter succinctement ce que j’ai introduit dans mon discours et ce qui a été reproché à des filles m’entourant. 

Pour commencé, prévoyez d’arriver bien 30 minutes avant votre oral. Certaines sont passées avec 10 bonnes minutes d’avance. Tout comme d’autres sont passées avec 20 minutes de retard. Sachez que vous êtes toujours plusieurs de la même école à passer le même jour, au même horaire. Donnez-vous rendez-vous ou retrouvez-vous dans la salle d’attente pour papoter et décompresser. Prévoyez de quoi grignoter, après un coup de stress j’ai personnellement toujours un coup de mou, et de l’eau pour ne pas vous dessécher. Une bouteille d’eau et un verre sont à notre disposition dans la salle d’examen au cas ou. Pensez à respirer bien fort par le ventre pour calmer votre cœur qui battra la chamade. Pensez que vous ne jouez pas votre vie, que le jury n’est pas là pour vous radier du métier et surtout que ces deux personnes face à vous font caca comme vous. 

J’ai été accueilli par deux femmes, 30 ans et 55 ans je dirais, avenantes et sympathiques. Elles ont commencés par m’expliquer comment allé se passer l’oral, puis se sont présentées. Je devais alors présenter mon parcours pendant 5 minutes et approfondir un des trois TFEP qu’elles avaient choisi par avance. Par chance je suis tombée sur mon tout premier travail qui traitait du respect du rythme de l’enfant via une observation faite lors de la sieste (endormissement et réveil). 

A savoir

Vous pouvez avoir vos notes sous le nez, mais sortez votre tête de vos feuilles !

Vous pouvez évidemment avoir vos TFEP avec vous. 

Vous pouvez donner un ou deux jeux de TFEP au jury. Pour ma part j’en ai donné qu’un seul (c’est mon côté écolo).

Vous avez 15 minutes pour présenter votre parcours de formation et le TFEP choisit. Parfois le jury vous laisse le choisir.

Pensez à prendre une montre pour vous jauger dans le temps et éviter d’être coupé dans votre discours. 

Pensez que vous êtes dans une situation d’échanges, faites en sorte que ça ne soit par une relation questions/réponses. Rendez vivant votre entretien.

Présentation du parcours 

Dans ma présentation de parcours, j’ai précisé que j’étais en reconversion professionnelle, j’ai présenté mes stages en même temps que mes trois TFEP en créant un fil rouge entre tous, pour expliquer les questionnements que j’ai pu avoir tout au long de ma formation, et justifier mes choix de lieux de stage. Même si vous êtes allée là où le vent vous a mené, pensez que vous devez vous positionner en tant que personne qui prend les devants et non qui subit. Dans votre présentation, vous pouvez vous excuser des éventuels fautes qui auraient échappé à vos relectures. C’est agaçant de lire des écrits bourrés de fautes (dit-elle en faisant elle-même mille fautes par post!!). C’est un conseil fait par ma pote A., qui a eut son petit effet.

N’oubliez pas d’intégrer vos stages DC3 et DC4, mais aussi de faire référence à la formation théorique. Même si ça n’est que quelques mots, ça évite que le jury vous fasse quelconque réflexion ou vous pose des questions dessus. 

Présentation du TFEP

J’ai construit mon speech de la même manière pour tout mes TFEP. J’ai présenté rapidement la structure d ‘accueil et les éléments qui me paraissaient important pour comprendre la situation. Ce qui peut être : l’aménagement, le roulement du personnel, la particularité de l’enfant etc… J’ai rappelé brièvement l’observation et expliqué pourquoi j’ai opté pour celle-ci en particulier. J’ai développé mes questionnements suite à celle-ci et ce que j’aurai fais, mis en place et travaillé avec l’équipe et pourquoi. Je suis ensuite revenue sur mon TFEP et l’ai critiqué sans complexe. J’ai parlé de mon titre qui ne correspondait plus à mon positionnement d’aujourd’hui, j’ai repris des parties de mon écrit qui comportaient des propos trop dirigistes, j’ai proposé d’autres solutions que celle développé dans mon écrit et dit ce qu’aujourd’hui je changerais pour le rendre plus attractif.

L’entretien

Pendant ma présentation, le jury a noté plusieurs questions qu’elles m’ont par la suite posé. Aucun piège, juste de quoi pousser ma réflexion et voir sans doute si je pouvais voir plus loin que mon TFEP. C’est comment réfléchir au problème dans une structure différente. Pensez à vous sortir de la tête l’observation et le lieu. Il est question de parler de situation générale. J’ai rebondis sur d’autres problématiques notamment sur la rigidité des horaires et la difficulté pour certains professionnels de sortir de la routine et de repenser l’organisation. Je me suis appuyée sur d’autres observations faites et sur du vécu. Le TFEP ne sert que de point d’encrage pour orienter la discussion. Sachez en sortir. J’ai mitigé mes propositions professionnelles par rapport à la réalité terrain qui n’est pas simple tous les jours. Il est vrai qu’entre ce que nous fantasmons et la réalité, il y a souvent une marge….enfin, un gouffre. 

Et surtout …

Marquez votre positionnement et défendez-le.

N’ayez pas de discours radicale. Rappelez-vous qu’il faut savoir se remettre en question, et accepter les propositions d’autrui. Rien n’est figé.

Notifiez ce qui est important pour vous en tant que professionnelle. 

Ayez toujours un discours positifs. Ce qui a été négatif peut toujours être formulé de manière à en donner un aspect enrichissant. Evidemment si vous avez rencontré une réelle difficulté, notifiez là et dîtes ce que vous feriez aujourd’hui pour y faire face. C’est humain et réaliste d’avoir à faire face à des difficultés. 

Vous êtes seule responsable de votre formation, ne pointez pas un référent, un lieu de stage, un prof comme étant le fautif de quelques choses. Vous êtes sensées avoir un comportement de professionnel.

Si vous employez de l’argot professionnelle : autonomie, socialisation… ou autres termes pompeux, sachez les définir et les expliquer avec vos propres mots sans reprendre ce que vous avez lu dans le dico ou dans un livre. Il faut savoir ce que vous mettez derrière, car se sont des mots fourre-tout et donc casse-gueule.

J’espère que tout ceci vous aiguillera un peu. N’hésitez pas à répéter entre copains/copines. Pensez à vous timmer, vous critiquer et à retravailler ensemble le déroulement de votre discours. Et rappelez-vous : il n’y a pas mort d’homme, si vous tombez sur un jury dit d’abrutis, dites vous que ça n’est pas pour autant qu’ils vous noteront mal, et dites-vous que dommage pour eux : se sont des abrutis !

 

See U !!

 

 

 

 

 

26 mai, 2014 à 5:02  | Commentaires (1) | Permalien


La petite Aurore, enfant-martyre

Les temps sont durs. Je n’ai pas pris du tout le temps de prendre soin de mon blog EJE. Le stage est terminé, le mémoire est bouclé, les évaluations bientôt jetées au propre, les épreuves blanches sont commencées, les cours sont délaissés… ça sent la fin d’année, la fin de la formation. Je n’ai pas lu autant de livres depuis mon début dans cette formation, et ça n’est pas fini. Je vais faire ce que je peux pour continuer de rendre attractif ce site, parce que j’en ai la volonté et surtout j’en éprouve un grand plaisir à le faire. 

Ce soir je ne suis pas allée à l’athlétisme. Il fait froid, humide, gris. Il pleut. Un peu, mais il pleut. Je préfère rester chez moi, au chaud avec mon chat, à réviser le code et pourquoi pas….regarder un film. Je voulais visionner « L’enfant » des frères Dardenne (2005). En cours de Psycha, notre prof nous a projeté le début du film pour introduire le thème de la loi. Je n’ai pas assisté au dernier cours et je voulais voir la suite de ce film qui raconte l’histoire de «  Sonia, 18 ans, et Bruno, 20 ans, (qui) parviennent à peine à joindre les deux bouts grâce aux aides sociales et aux petites magouilles de ce dernier. Lorsque Sonia tombe enceinte, Bruno vend son bébé à des trafiquants pour le marché noir afin de récupérer un peu d’argent. Face au choc de Sonia, il regrette son erreur et rachète l’enfant grâce à l’argent qu’il a gagné. Mais après avoir été refoulé par Sonia, ses dettes et ses délits vont l’enfermer dans le désespoir, et le conduire tout droit en prison. » (merci Wikipédia

Au lieu de ça, je suis tombée sur le film « La petite Aurore, enfant-martyre » de Jean-Yves Bigras. Pour faire bref, c’est l’histoire de Marie-Aurore-Lucienne Gagnon, qui dans les années 1910-20 va être littéralement torturé par sa belle-mère. Vous vous doutez de la finalité de l’histoire puisqu’on parle d’enfant martyre. Le film date de 1952, mais même si le jeu d’acteur dénote, reste tout de même insupportable. Il semble que cette histoire ait défrayé la chronique. Effectivement, la belle-mère a été condamné à la pendaison, mais la nature faisant bien les choses, elle mourra d’un double cancer (si si c’est possible pour les pourritures telle que cette charmante dame). Il semble que le sort de cette pauvre enfant ait permis une avancée au Québec pour le droit des enfants. 

Cette histoire a tellement marqué les esprits qu’il en est sorti une pièce de théâtre, un roman, un film donc et un remake… La maltraitance est un sujet qui ne fait hélas pas encore parti du passé. Que ce genre de film circule et continue de dénoncer ce fléau.

 

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Je vous laisse le plaisir de découvrir ce film, que je ne connaissais pas avant ce soir. Ne vous formalisez pas, les acteurs parlent québécois puisque c’est un film canadien. L’accent est très compréhensible mais la qualité du son n’est pas des meilleurs, mais tendez l’oreille et tout ira bien.

Image de prévisualisation YouTube 

 

See U !!

25 mars, 2014 à 10:02  | Commentaires (0) | Permalien


Rentrée 2013

Alors ça y est c’est la dernière ligne droite pour moi et les inscrites en 2011. De retour en stage dès le 3 septembre, déjà 2 semaines de passées. Le temps passe relativement vite. C’est assez effrayant. Attention de ne pas se laisser dépasser par lui d’ailleurs. 

Pas mal de choses à faire cette année niveau scolaire. Mais ça j’aurai le temps de vous en parler plus tard. Chaque chose en son temps comme dirait l’autre. Le petit + que j’apprécie franchement, c’est le fait qu’on retourne dans la même structure. On connait les enfants, l’équipe, les locaux… Les repères sont déjà là, pas besoin de passer par la case « adaptation ».

Bref ! Nous à la crèche c’est un peu le bordel puisqu’on teste un nouveau fonctionnement qui a un peu de mal à prendre. Faut dire qu’une nouvelle équipe additionnée à de nouveaux enfants que je multiplie par une nouvelle organisation…ça me fait…. hum… un joyeux bordel pour tout le monde. Mais ça va le faire. Comme je n’en pouvais plus d’attendre que tout ça se mette en place, j’ai pris l’initiative de faire faire de la peinture aux quelques enfants présents ce mercredi. Ils sont peu nombreux en ce début d’année, les mercredis, donc profitons-en. J’ai utilisé de la belle peinture à paillette qui nous fait de superbes couleurs une fois mélangées et de simples pinceaux. 

Ce que j’aime par dessus tout, c’est de voir les différentes façons qu’ont les enfants de peindre, dessiner, crayonner… Un tout jeune, fraîchement arrivé à la crèche a fait un dip-tick formidable. Pas du tout habitué à la peinture, il a commencé par utiliser qu’une seule et unique couleur avant de se lâcher avec plusieurs. Peut-être est-ce en voyant les copains faire, mais je ne pouvais plus l’arrêter.

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On a tout de même commencer les activités aujourd’hui. Il semble qu’on soit toute partie sur le thème de la forêt. Moi je suis fan !! Sauf une qui nous a bien faire rire avec ses poissons, si loin du thème automnal. 

Pour ma part, je voulais leur faire travailler un peu les matières. Du coup je suis partie sur le hibou : leur faire coller de belles plumes de toutes les couleurs. Ils ont eux mêmes poser les yeux et les ailes…Sont trop forts !

 

Pour les plus jeunes, avec qui je n’ai pas encore eu l’occasion de « travailler », je leur ferais poser uniquement les plumes.

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 Mon préféré du moment étant évidemment, le hibou 4 yeux ! 

 

D’autres aventures sont à venir… je suis ravis de ce stage !

See U !! 

 

13 septembre, 2013 à 8:49  | Commentaires (0) | Permalien


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